| AIDE MEDICALE, MODE D'EMPLOI |
Fiche réalisée en Octobre 1998 |
(Fiche technique réalisée avec l'aimable collaboration
de la Centrale Humanitaire Médico-Pharmaceutique
et d'Humacoop)
Pourquoi une fiche sur l'aide médicale ?
Depuis de nombreuses années, les médicaments non
utilisées (MNU) sont collectés
en France et dans d'autres pays européens par des associations
humanitaires pour être expédiés dans les pays
du Sud, et plus récemment, dans les pays d'Europe de l'Est.
Suite à des constats répétés sur
le terrain de dons de médicaments
inappropriés, ces envois de "médicaments de
récupération" ont soulevé ces dernières
années de vives polémiques, faisant l'objet de débats
opposant adversaires et partisans de l'envoi de MNU au sein-même
des organisations non gouvernementales.
Votre association a entrepris de mener une opération
humanitaire médicale en partenariat avec un interlocuteur
local, au profit de populations démunies. Il s'agit d'une
initiative généreuse, qui doit toutefois s'inscrire
dans un cadre précis.
Face au flou entourant la ferveur des propos tenus par
chacune des parties, RESACOOP se propose de clarifier les enjeux
de telles opérations de dons de médicaments, et
de vous donner un certain nombre de recommandations pratiques
pour conduire ces actions.
Le médicament n'est pas un produit banal. Utilisé
dans de mauvaises conditions, il présente des risques pour
la santé.
La bonne volonté ne peut remplacer la compétence
dans un domaine aussi sensible que celui de la santé, elle
peut même induire des effets pervers.

1 - Les problèmes posés par
le don de médicament
1.1 - Un danger pour la santé :
Le médicament n'est pas un produit banal : il présente,
le plus souvent, des risques pour la santé lorsque son
utilisation est inadaptée.
Les pathologies rencontrées dans les pays concernés
par l'envoi de médicaments ne sont pas systématiquement
les mêmes que les nôtres ; aussi les pays en
développement n'ont-ils pas les mêmes besoins sanitaires
que les pays européens. Des médicaments courants
dans les pays occidentaux peuvent s'avérer inutiles, voire
dangereux, dans les pays en développement.
Les médicaments périmés ou à date
de péremption trop courte, les étiquetages illisibles,
ou rédigés dans une langue incomprise par les utilisateurs,
sont autant de risques induits par les opérations d'envoi
de médicaments.
L'aide humanitaire apportée en 1988, après le
tremblement de terre survenu en Arménie, constitue un exemple
éloquent des inconvénients inhérents aux
dons de médicaments. Sur les 5000 tonnes de médicaments
et matériel médical envoyés par divers organismes
de secours, 12% étaient périmés ou détériorés,
42% étaient adaptés aux besoins de la situation,
et 30% seulement étaient localement identifiables (libellés
dans une langue comprise par le personnel médical). L'acquisition
d'un incinérateur fut nécessaire pour en assurer
la destruction sans risque.
1.2 - Les contraintes juridiques :
Les procédures administratives d'exportation sont nécessaires
à la sortie du territoire français, et celles d'importation
souvent complexes dans les pays en développement. Les risques
impliqués par l'utilisation inadéquate des médicaments
ont en effet amené la plupart des pays à adopter
des mesures strictes, législatives et réglementaires,
quant à leur fabrication et à leur distribution.
Ces mesures, précisément destinées à
protéger la santé publique, doivent être respectées.
De nombreux pays ont défini une politique pharmaceutique
nationale incluant une liste limitative de médicaments
appelés Médicaments Essentiels ("Medess"
- Selon terminologie CHMP / Centrale Humanaitaire Médico-Pharmaceutique).
Seuls les médicaments figurant sur cette liste sont autorisés
à pénétrer sur leur territoire.
1.3 - La dimension économique :
L'entrée massive et ponctuelle de surplus non onéreux
(en apparence seulement, voir paragraphe 4)
est un facteur de déstabilisation de l'économie
locale.
En situation de pénurie, les opérations d'envoi
de médicaments génèrent des trafics, encouragent
le marché noir, et vont à l'encontre des efforts
de rationalisation des activités pharmaceutiques conduits
dans les pays destinataires.
Il est parfois possible de s'approvisionner localement en médicaments
(centrales d'achat en médicaments essentiels génériques,
pharmacie centrale, dispensaire...). L'envoi de médicaments
sous-tend une "logique d'assistance", en constituant un frein,
voire un obstacle à la mise en place par les Etats concernés
d'une véritable politique de santé. Ces opérations
constituent un risque pour la mise en œuvre des programmes de
médicaments essentiels et de recouvrement des coûts
qui se développent dans la plupart des pays en développement,
notamment en Afrique francophone avec la participation des organismes
de coopération bi- et multi-latérale.

1.4 - L'argument coût/efficacité :
L'absence de coûts des MNU n'est qu'apparente. En effet, les opérations d'envoi de médicaments induisent
des coûts qui doivent être pris en compte :
coûts d'expédition, de transport, de distribution
et éventuellement taxes et impôts dont il faut s'acquitter.
De plus, le médicament étant une denrée
sensible, ses conditions de conservation doivent être rigoureusement
respectées : par exemple, l'envoi de médicaments
en zone tropicale (ou dans les pays froids) implique l'existence
de structures de stockage adéquates (local climatisé).
1.5 - L'argument du "gaspillage" :
En amont, la présence massive de MNU révèle
un certain nombre de dysfonctionnements. L'existence de tels surplus
témoigne, en France, d'une utilisation irrationnelle des
médicaments et d'un gaspillage financier : surprescriptions
des médecins, non-observance des prescriptions par les
patients, conditionnements pharmaceutiques inadaptés...
Cette particularité, qui fait des Français les premiers
acquéreurs mondiaux de médicaments par habitant,
est corrélée par le bas niveau de prix unitaire
des médicaments français, entraînant l'industrie
pharmaceutique dans une course au volume, encouragée par
une protection sociale enviable.
En aval, il est significatif de noter que moins de 15%
des médicaments collectés répondent à
une nécessité locale ; la question se pose
alors de la gestion du surplus des surplus.
D'autres problèmes logistiques sont posés par l'envoi
de médicaments, tels que la monopolisation de moyens de
transport, et d'un personnel rare, "détourné" de
fonctions qui seraient sans conteste plus utiles ; l'introduction
de médicaments en quantités inadaptées en
zone de conflits entraîne par exemple immanquablement un
surcroît de travail pour un personnel déjà
surchargé. En Bosnie, l'évacuation de ces excès,
avec les risques concomitants, occupaient plus de personnes que
la gestion normale des approvisionnements et distributions !
L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a appelé,
en 1993, à davantage de vigilance en matière de
choix préalable à tout envoi de médicaments.
En 1994, l'organisation a émis un certain nombre de recommandations
strictes qui doivent être impérativement respectées
par les donateurs s'ils veulent que leurs dons soient acheminés.
2 - Quelle coopération en matière
de santé ?
L'idée selon laquelle, dans une situation de crise,
"N'importe quel type de médicament vaut mieux que pas
du tout" doit être combattue.
En 1975, l'OMS a souligné la dégradation de la
situation pharmaceutique dans les pays en développement
et défini la notion de "Médicaments
Essentiels".
Ce concept a pour finalité de constituer une base rationnelle
à la founiture de médicaments, sélectionnés
en fonction de plusieurs critères : efficacité
thérapeutique et innocuité, qualité, coût
et formulation à un seul principe actif.
La première liste de Médicaments Essentiels a été
établie en 1977, puis révisée régulièrement
(dernière liste actualisée publiée en 1997,
révision en cours), afin d'aider les pays en développement
à sélectionner les médicaments répondant
aux besoins nationaux.
Si l'on souhaite envoyer des médicaments, il convient
donc de s'en tenir aux Medess, par opposition aux Médicaments
Non Utilisés (MNU) qui comportent de nombreux risques.
En effet, le MNU est un médicament ayant quitté
le circuit pharmaceutique, dont la qualité ne peut être
garantie. De plus, chaque unité de fabrication doit normalement
se voir attribué un numéro de lot, qui permet de
procéder à un rappel de lot si un problème
se présente. Or, le rappel de lots de produits défectueux
ne peut être effectué dans le cas de MNU.
Lors d'envois, afin d'éviter tout risque dans la sélection
de médicaments de qualité et adaptés aux
besoins, il est préférable de passer par des centrales
d'achat.
DANS TOUS LES CAS, L'ENVOI DE MEDICAMENTS DOIT SATISFAIRE UN
CERTAIN NOMBRE D'EXIGENCES.
2.1 - L'Organisation Mondiale pour la Santé
a défini, en mai 1996, douze principes directeurs axés
sur quatre thèmes :
- Le choix des médicaments
- Les dons doivent être basés sur un besoin
réel et exprimé, adaptés à ce
besoin, et recueillir préalablement le consentement
du pays bénéficiaire.
- L'utilisation de ces médicaments doit être approuvée
par le pays et figurer sur une liste nationale des
médicaments essentiels (les listes nationales peuvent
être obtenues auprès du Ministère de la
Santé dans chaque pays), ou à défaut, sur
la liste modèle publiée par l'OMS.
- La présentation, le dosage et la forme pharmaceutique
des médicaments doivent être, dans la mesure du
possible, analogues à ceux utilisés généralement
dans le pays bénéficiaire, et adaptés
au niveau de santé (Il est en effet important d'identifier
le niveau de traitement de santé que l'on touche (case
de santé, point santé, centre de santé...)
et d'envoyer les médicaments adaptés à
ce niveau : le personnel médical, ne disposant pas
des mêmes qualifications selon le statut de la structure
médicale considérée, n'est habilité
à utiliser que certaines catégories de médicaments.).
- L'assurance de la qualité et la durée de
conservation
- La provenance des médicaments doit être
parfaitement identifiée et de sources fiables, conformes
aux normes de qualité du pays donateur et du pays
bénéficiaire.
- Les médicaments qui ont été délivrés
aux patients puis retournés à la pharmacie,
et les échantillons ne devraient pas faire l'objet
d'un don.
- A leur arrivée dans le pays bénéficiaire,
tous les médicaments faisant l'objet de dons devraient
encore être valables au moins une année. Il
ne faut pas surcharger une pharmacie centrale dans un pays où
il existe un système de distribution défaillant
(pas de circuit de distribution). Les dons de médicaments
doivent être traités administrativement comme s'il
s'agissait d'achats. Ils doivent figurer sur l'inventaire, être
distribués par les voies de distribution existantes et
être soumis aux mêmes procédures d'assurance
de la qualité.
- La présentation, l'emballage et l'étiquetage
- Les étiquettes de tous les médicaments devraient
être libellées dans une langue comprise par
les professionnels de la santé du pays bénéficiaire ;
l'étiquette figurant sur chaque emballage individuel
devrait mentionner au moins la dénomination commune internationale
(DCI ou nom générique), le numéro de lot,
la forme pharmaceutique, la teneur en principes actifs, le nom
du fabricant, la quantité contenue dans l'emballage,
les conditions de conservation et la date de péremption.
- Les médicaments offerts doivent autant que possible
être conditionnés en grande quantités ou
comme pour les hôpitaux.
- Le conditionnement des dons devrait être effectué
conformément aux réglements internationaux
en matière d'expédition, et accompagné
d'une liste de colisage. La limitation du poids des colis
à 50 kg permet, à l'arrivée, une
manipulation sans matériel spécial.
- L'information et la gestion
- Les bénéficiaires devraient être avisés
de tous les dons, afin d'en planifier l'arrivée.
- Dans le pays bénéficiaire, la valeur déclarée
du don de médicaments doit être basée
sur le prix de gros de son équivalent générique
dans le pays bénéficiaire, ou à défaut
d'une telle information, sur celui du marché mondial.
- Tous les coûts annexes (transport, dédouanement,
stockage...) devront être à la charge de l'organisme
donateur, cela afin d'éviter aux bénéficiaires
de consacrer des fonds et des efforts pour les dons qui trop
souvent sont inadaptés à leurs besoins.

2.2 - Des alternatives à l'envoi de médicaments :
- Dans les pays où il existe une politique nationale
de santé, il est possible d'acheter sur place dans des
centrales d'approvisionnement en médicaments essentiels
génériques. Une telle contribution en espèces
permet par exemple de soutenir l'action des autorités
locales ou des comités de coordination, et peut se révéler
rentable par le biais d'un soutien à l'industrie pharmaceutique
locale et régionale.
Toutefois, parmi les nombreuses centrales d'achats qui se
sont créées au niveau national, beaucoup fonctionnent
selon le principe de l'appel d'offre. Or, si ce principe permet
d'obtenir des médicaments à très bas
prix, il présente l'inconvénient de ne pas suffisamment
intégrer la notion de qualité du médicament.
La situation dans les pays en développement demeurant
extrêmement hétérogène et évolutive,
il est préférable de se renseigner sur l'existence
d'une éventuelle politique de santé publique
et sur le niveau de qualité des médicaments
disponibles sur place, avant d'entreprendre une opération
de coopération dans le domaine de la santé :
vous pouvez obtenir ce type d'informations auprès
de la Centrale Humanitaire Médico-Pharmaceutique
(CHMP), premier établissement pharmaceutique français
à but humanitaire.
Siège Social :
CHMP, 4 voie militaire des Gravanches, 63 100 Clermont-Ferrand,
FRANCE
Tel : 04 73 98 24 98 / Fax : 04 73 98
24 61
Antenne Afrique de l'Est :
CHMP Kenya, Mombassa Road, PO-Box 10 397, Nairobi, KENYA
Tel : (254)2 54 40 33 ou 2 55 87 87
ou 2 53 17 50 / Fax : (254) 2 53 26 69
- Plusieurs tendances fortes plaident pour un abandon de la
logique d'assistanat. Cette volonté d'autonomie se traduit
de plus en plus par une forte organisation dans le domaine de
la santé comme en témoigne la mise en place des
comités de santé.
Il est nécessaire de rétablir un équilibre
dans les échanges et de dépasser la logique
donateur-bénéficiaire. Un des moyens de
rétablir l'égalité réside dans
la contractualisation, qui a l'avantage de définir
précisément les droits et devoirs mutuels de
chaque partenaire et permet ainsi l'appropriation
du projet par les personnels médicaux locaux. Un
tel partenariat contractualisé peut, à titre
d'illustration, contribuer à une distribution plus
équitable des médicaments. Il faut se placer
dans une perspective d'accompagnement et de suivi, pour assurer
la pérennité du projet. La priorité est
donc d'identifier les porteurs de dynamiques locales avant
même de définir les besoins.
Dans de nombreux pays, l'Etat se désengage des niveaux
locaux, particulièrement dans le domaine de la santé.
Les efforts doivent être concentrés à
cet échelon, tout en vérifiant que les autorités
valident le projet et que celui-ci s'inscrit dans la politique
de développement du pays.
Ainsi, si le pays bénéficiaire a mis en
place des modalités de participation aux coûts,
les médicaments offerts devraient automatiquement ne
pas être distribués gratuitement.
2.3 - Des apports utiles dans le domaine de la santé :
Aucun médicament ne peut suffire seul à
améliorer les conditions de santé d'une population
si les moyens d'une bonne hygiène de base ne sont pas
réunis.
Aussi convient-il de ne pas négliger ce domaine, qui
peut paraître moins "noble" que le médicament
mais qui est tout aussi utile. Nous vous proposons une liste
de produits d'hygiène indispensables. Cette liste ne
dispense toutefois pas au préalable d'une évaluation,
directe ou par l'intermédiaire d'un correspondant local,
des besoins sur place.
Liste de produits d'hygiène et de matériel
médical - Quantités indicatives pour un dispensaire
(Liste adaptée de : OMS, Nouveau kit sanitaire d'urgence,
Genève, 1992)
Désignation
Consommables :
Bande de gaze 7,5 x 10 cm
Bande Elastoplast
Bandes extensibles 7,5 x 10 cm
5 Compresses non stériles
Compresses stériles
Coton hydrophile
Doigtiers usage unique
Eau de Javel
Ghataraldéhyde (désinfection matériel)
Povidone Iodée
Solution anti-parasitaire (gale, poux)
Sparadrap Non-consommable
Bac désinfectant matériel
Boîte à pansement inox
Ciseaux à pansement
Pince de Kocher
Pissette plastique
Thermomètre médical 125 ml
Dotation complémentaire
Balance ou pèse-bébé
Brosse à dents
Dentifrice
Lessive
Micropur
Rasoirs
Rouleau de cellulose
Savon
Préservatifs (Norme NF)
Insecticide liquide pour moustiquaire
Insectifuge (DET) |
|
Quantité
5
5
5
1000
100
1 kg
100
600 comprimés
2 litres
10
5
5 rouleaux
1
1
1
1
1
1
2 |
|

Glossaire
Médicament
"Toute substance ou composition présentée comme
possédant des propriétés curatives ou préventives
à l'égard des maladies humaines ou animales, ainsi
que tout produit pouvant être administré à
l'homme ou à l'animal en vue d'établir un diagnostic
médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions
organiques" (Article L.511 du Code de la Santé Publique
français).
Médicaments Génériques
Un médicament générique peut être défini
comme la copie d'un médicament original dont la production
et la commercialisation sont rendues possibles par l'expiration
de la protection conférée par le brevet de propriété
intellectuelle couvrant le principe actif original.
Plus précisément, selon l'article L. 601-6 du Code
de la Santé Publique français, "on entend par spécialité
générique d'une autre spécialité,
une spécialité qui a la même composition qualitative
et quantitative en principes actifs, la même forme pharmaceutique
et dont la bioéquivalence* a été démontrée
par des études appropriées de biodisponibilité*".
* bioéquivalence : équivalence des biodisponibilités.
* biodisponibilité : vitesse de répartition du principe
actif dans l'organisme.

Médicaments Essentiels
Ce sont "ceux qui satisfont aux besoins de la majorité
de la population en matière de soins de santé ;
ils doivent être disponibles à tout moment, en quantité
suffisante, et sous la forme pharmaceutique appropriée"
(OMS-1975).
La liste des médicaments essentiels, composée de
400 à 450 médicaments, régulièrement
révisée par l'OMS, est une liste limitative permettant
d'apporter une solution thérapeutique dans 80 à
90% des cas pour une population dans des conditions normales ;
il s'agit d'une liste modèle destinée à aider
les pays à identifier leurs propres priorités et
à faire leur propre sélection. En effet, le concept
de médicament essentiel doit être adapté à
la situation. Ainsi, des listes de médicaments essentiels
sont ensuite élaborées de façon plus précise
au niveau national.
La liste des médicaments essentiels de l'OMS peut être
obtenue sur demande auprès de l'OMS à Genève.
Les listes nationales doivent être quant à elles
sollicitées auprès du Ministère de la Santé
dans chaque pays.
Médicaments Non Utilisés
(MNU)
Tout médicament qui, pour une raison ou une autre, est
sorti du circuit pharmaceutique, et qui pourrait, de ce fait,
être réutilisé à des fins humanitaires,
sachant qu'une telle utilisation est fortement déconseillée
par l'OMS.
Adresses et documents utiles
- Médicaments :
1. Pharmaciens Sans Frontières (PSF), 4 voie militaire
des Gravanches, 63100 Clermont-Ferrand - Tel : 04 73 98
24 98 / Fax : 04 73 98 24 61
2. Centrale Humanitaire Médico-Pharmaceutique (CHMP),
4 voie militaire des Gravanches, 63100 Clermont-Ferrand - Tel
: 04 73 98 24 98 / Fax : 04 73 98 24 61
3. Humacoop, 46 rue Saint-Laurent, 38000 Grenoble - Tel
: 04 76 51 11 06
4. REseau MEdicaments et Développement (REMED), 35 rue
Daviel, 75013 Paris - Tel : 01 53 80 20 20 / Fax
: 01 53 80 20 21
- Coopération hospitalière :
1. Association de COopération pour le DEveloppement
des Services de Santé (ACODESS), 11 rue Rondelet, 75012
Paris - Tel : 01 44 68 98 33 / Fax : 01 44
68 98 34
2. Comité permanent des hôpitaux de l'UE, 3 rue
Dulac, 75015 Paris, Tel & Fax : 01 45 66 91 35
- Questions générales :
1. Aide Médicale à l'Equipement, 46 rue Saint-Laurent,
38000 Grenoble - Tel : 04 76 51 84 91 / Fax
: 04 76 44 71 27
2. Santé Sud-Association des Médecins pour le
Développement, 200 Bd National, Le Gyptis, Bât. N
, 13003 Marseille - Tel : 04 91 95 63 45 / Fax
: 04 91 95 68 05
3. Pour une Information Médicale Ethique et le Développement
(PIMED), 24 Quai de la Loire, 75019 Paris - Tel : 01 42
41 29 22 / Fax : 01 42 41 80 60
Pour en savoir plus, les documents suivants sont disponibles à
RESACOOP :
1. Compte-rendu de la réunion thématique RESACOOP
"La coopération dans
le domaine de la santé : de l'urgence au développement"
(Vienne, 17 décembre 1997),
2. Compte-rendus des séances du Groupe de travail "Mutuelles
de santé" (25 mars & 4 juin 1998),
3. OMS (coll. sous dir. de), Principes directeurs applicables
aux dons de médicaments, mai 1996,
4. PIMED , Les médicaments non utilisés en Europe
- Recueil, destruction et réutilisation à des fins
humanitaires, septembre 1994,
5. Dubreuil Muriel, Les dons de médicaments non utilisés
sont-ils encore justifiables ?, Diplôme d'Université
"Gestion de programmes en santé internationale", Université
de Paris XI.
Centrales d'achat en France :
- Centrale Humanitaire Médico-Pharmaceutique (CHMP), créée
par Pharmaciens Sans Frontières, 4 Voie Militaire
des Gravanches, 63100 Clermont-Ferrand. Tel : 04 73 98 24
98 / Fax : 04 73 98 24 61.
Outre les garanties de la qualité de l'approvisionnement
pharmaceutique, la CHMP apporte toute information ou conseil technique
concernant ce domaine.
- Centrale MSF Logistique (Médecins Sans Frontières),
14 avenue de l'Argonne, 33700 Mérignac. Tel : 05
56 13 73 73 / Fax : 05 56 13 73 74.
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