Accès à l'eau potable, assainissement et maraîchage

Adresse: 54 Impasse des Chapelles

26260 Bren
Zone:
Afrique subsaharienne
Pays:
MALI
Localisation:
Pel Kanda
Domaines d'action:
Agriculture/Pêche, Eau, assainissement, Environnement, Traitement des déchets
Résumé du projet:

ACCÈS ET DISTRIBUTION DE L’EAU POTABLE

Cette partie du projet a été financée par un multi partenariat dans le cadre de la loi Oudin:

1 - Le Syndicat Intercommunal des Eaux Potables de la Valoire et de la Galaure ( SIEPVG ), 
2 - VEOLIA, 
3 - l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse, 
4 - l’Echelle Dogon France et Mali.

 

En 2012, une étude préalable de faisabilité a été demandée par L’Agence de l’eau RMC.
Elle comprenait une partie technique : 
- Mesure de la quantité et de la qualité de l’eau fournie par le forage.
- Avant-Projet Sommaire réalisé par VEOLIA. Pour réaliser cette étude, le forage de Pel Kanda qui était engorgé et ne fonctionnait plus qu’une partie de l’année, a été débouché.
Et une enquête sociale portant sur la population, le cheptel, les cultures et leurs évolutions dans le temps. Des données concernant l’environnement, la pluviométrie, la nature des sols… ont été également recueillies. Les habitants de Pel Kanda ont largement participé à cette étude afin de savoir les besoins et attentes.

 

En 2013 et 2014 : élaboration du projet avec l’ensemble des partenaires. Celui-ci a été financé début 2015.
Il comprend :
L’installation des infrastructures : pompes, panneaux solaires, réservoir, canalisations, fontaine, abreuvoirs. Le chantier est confié à une entreprise locale et au responsable du service hydraulique de Bandiagara.
Il a pour objectifs de :
1-Sécuriser la qualité de l’eau avec l’achat de réservoirs fermés pour le transport et munis d’un robinet pour la conservation de l’eau dans les concessions.
2- Installer une fontaine dans le village, le puits étant éloigné des concessions. Installer également des abreuvoirs.
3-Organiser la distribution et la gestion de l’eau avec l’embauche d’un fontainier qui aura pour mission la vente des « services eau » et l’entretien au quotidien des installations.
4-Installer une arrivée d’eau dans une parcelle permettant des cultures maraichères pendant la période sèche afin notamment d’aider les familles à payer les « services eau ».  
5-Former la population à la gestion de l’eau. Economiser l’eau et en préserver la qualité est aujourd’hui prioritaire étant donné que l’on sait que l’eau sera de plus en plus rare sur la zone à cause des dérèglements climatiques. De plus sa qualité est menacée par les intrants chimiques.
La formation et l’information des populations aux conséquences des changements climatiques dans la zone font parties des préconisations à une adaptation à ces changements.
2 –Améliorer le rendement du cheptel. Les animaux doivent parcourir quotidiennement des kilomètres pour s’abreuver. Ils ne peuvent ainsi se développer que lentement. L’eau tous les jours, à volonté et sur place devrait permettre d’obtenir un engraissement plus rapide et donc plus économique.

 

A noter que la deuxième partie relative à l’assainissement à l’hygiène et au périmètre maraicher n’a pas pu être prise en charge par ce partenariat car le SIEPVG n’a pas de compétence concernant l’assainissement.

 

ACCÈS A L’ASSAINISSEMENT DE BASE

1 - Les latrines :
A Pel Kanda, comme dans presque tous les villages du pays Dogon, la défécation à l’air libre est naturelle. Pendant l’hivernage, les déjections restent mouillées longtemps et deviennent rapidement un point de pollution avec prolifération des mouches et infiltration dans le sol. Or, très peu de terre recouvre le plateau rocheux c’est pourquoi l’eau polluée arrive directement dans les nappes souterraines. De plus, pour les personnes âgées, les enfants en bas âge, les malades… cela peut devenir très inconfortable.
Dans l’enquête menée auprès des habitants ceux-ci expriment le souhait de bénéficier de meilleures conditions sanitaires. Installation de deux latrines à compost :une dans le village et l’autre dans le périmètre maraîcher. Par ailleurs des latrines individuelles seront installées dans chaque concession 
Ce type de latrines permet de récupérer, sans souiller le sol, les déjections pour faire du compost et ainsi de limiter l’utilisation intrants chimiques couteux et source d’émission de Gaz à Effet de Serre (GES) notamment du CO2 et du N2O.
2 - Le système de lavage de mains :
Un coin d’hygiène sera installé à côté de toutes les latrines ; le lavage des mains étant un geste préventif prépondérant dans la lutte contre les maladies liées à l’eau polluée.

 

INSTALLATION D’UN PÉRIMÈTRE PROTÉGÉ POUR LE MARAICHAGE

1 – l’installation d’une aire de compostage :

Située dans le périmètre maraîcher, l’aire comportera deux fosses bétonnées dans lesquelles seront stockés les déjections, terres, feuillages et cendres récupérés dans les latrines. Une fosse sera alternativement fermée pendant la transformation en compost. Le compost sera principalement utilisé dans le périmètre maraicher.
2 – Le périmètre maraicher :
- faciliter le paiement des services liés à la distribution de l’eau, en commercialisant une partie des productions maraichères. 
- diversifier et enrichir l’alimentation des villageois.
Les villageois ont privilégié l’installation de parcelles individuelles attribuées aux femmes volontaires pour cette action. Le terrain choisi est situé entre le puits et la fontaine. Les installations pour l’approvisionnement en eau sont prévues et déjà financées, dans la première partie du programme. A Pel Kanda l’échelle Dogon a financé, en 2011, une caisse villageoise de microcrédits à destination des femmes. 120 femmes ont déjà bénéficié de prêts pour acheter de la semence d’échalotes, à peu près la seule culture commercialisée jusque-là. Toutes ont remboursé le prêt la première année, ont pu acheter leur semence en deuxième année et ont réalisé un substantiel bénéfice dès la troisième saison. 

 

LA FORMATION EN HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT :

L’échelle Dogon a mis en place une commission « hygiène et assainissement » ayant pour objectif la formation de personnes « relais santé » dans les villages que accompagnés. Ces personnes auront une mission de vigilance quant ’à la propreté des villages. Elles devront donner des conseils d’hygiène corporelle et alimentaire. Avant tout, il est indispensable que les habitants aient conscience de l’intérêt d’une telle démarche pour leur santé, leur confort et la protection de leur environnement.

 

Année de début:
2012