Amérique Latine : Programme QUID

Version imprimableVersion imprimable

Les principaux financements publics des projets de coopération et d'éducation au développement, en France et en Europe

Rencontre préparée par :
RESACOOP (Réseau d'appui à la coopération en Rhône-Alpes)
Economie et Humanisme
CEDAL (Centre d'Etudes du Développement en Amérique Latine)

• Introduction à la rencontre d'Eybens

La matinée a été introduite par M. Jean Baringou, maire-adjoint de la ville d'Eybens, chargé de la Coopération internationale, et par Maria-Teresa Aquevedo du CEDAL qui a présenté le programme QUID de toutes les Amériques.

Intervention de M. Baringou
Parlant au nom de la mairie d'Eybens, M. Baringou a déclaré sa satisfaction de pouvoir accueillir la rencontre des acteurs rhônalpins de la coopération avec l'Amérique latine ; la ville d'Eybens ayant une longue tradition de coopération internationale, que ce soit à travers des jumelages ou des actions de coopération, notamment avec le Pérou et la Palestine. M. Baringou a présenté la ville d'Eybens comme très dynamique, à la fois cité économique et particulièrement dévouée à la jeunesse.

Intervention de Mme Aquevedo (CEDAL)
Le programme QUID est né d'une initiative des membres de l'Espace Amérique Latine (EAL) désireux de promouvoir la coopération avec l'Amérique latine. Il a pour objectif de :

  • décloisonner les acteurs de la coopération avec l'Amérique latine,
  • analyser leurs expériences en vue d'améliorer cette coopération au sein de ces acteurs,
  • faire des propositions auprès des pouvoirs publics,
  • rendre accessible les informations et le soutien nécessaire aux acteurs pour coopérer, échanger et travailler ensemble.

Trois rencontres régionales ont déjà été réalisées :

  • Evry - Novembre 1995. Cette rencontre a réuni de nombreuses structures nationales et d'Ile de France, ainsi que des acteurs du développement local. Les participants ont réfléchi sur les conditions de réalisation de décloisonnement des secteurs et sur la notion de réciprocité. Une animation théâtrale mettait en scène les failles dans les relations de coopération.
  • Saint Brieuc - Décembre 1996. La préparation de cette rencontre a permis de découvrir la richesse et la diversité de structures locales et régionales. Les associations présentes ont pu se découvrir mutuellement au travers de graphiques situant leur action. Les participants ont dégagé plusieurs axes de réflexion :
    • Quelles sont les conditions de naissance des initiatives (de qui émane la demande ?), du suivi d'un projet et du rôle de médiation des partenaires ?
    • Quel est le lien entre l'action associative et la vie quotidienne ? Quelle place occupe le commerce équitable dans les pratiques quotidiennes ?
    • Quel sens politique donner aux actions ? Quel positionnement avoir par rapport aux grands mouvements actuels : mondialisation, néolibéralisme ?
    • Quelles demandes de subventions faire aux divers bailleurs de fonds ?
    • La formation et le partage des savoirs.
  • Chemillé - Novembre 1997 a permis de compléter l'étude du Grand Ouest, aux Pays de la Loire et en Poitou Charente et de prolonger les réflexions issues de la journée de Saint Brieuc. Les débats étaient organisés autour de la notion de Projet et de la recherche d'un argumentaire commun à partir du texte collectif "Coopérer avec l'Amérique latine." Les participants se sont réunis en atelier par types d'activité très représentés dans le Grand Ouest : Santé-Enfance ; Commerce équitable ; Communication.

De ces précédentes rencontres se dégagent en particulier les points suivants :

  • Quelles sont les origines et des conditions d'émergence des actions de coopération ?
  • Quelles options de développement régissent la société française et les autres sociétés ?
  • Quelle participation citoyenne et quel lien social existent dans nos sociétés respectives ?

Promoteur et animateur du programme, le CEDAL travaille conjointement avec des acteurs régionaux tels que RÉSACOOP. Le programme inclut la réalisation d'un bulletin de liaison, Comunicando, d'un dossier présentant différentes expériences de coopération avec l'Amérique latine sous forme de fiches DPH, et d'un dossier spécial de la revue Economie et Humanisme. Ce dernier a fait l'objet en février 1998 d'une table ronde réunissant des représentants de différents pays européens coopérant avec l'Amérique latine.

• La Coopération avec l'Amérique latine en Rhône-Alpes

Présentation : Rose-Marie Di Donato (RESACOOP/RONGEAD)
(D'après une enquête réalisée par Corinne Lajarge, RESACOOP/CIEDEL, entre mai et novembre 1997)

  • RÉSACOOP a identifé 52 organisations engagées dans des actions de coopération avec l'Amérique latine dont :

11 collectivités locales
32 associations
7 universités
1 entreprise
2 associations à vocation "presse"

  • Celles-ci sont concentrées dans deux départements :

Rhône : 28
Isère : 15
Loire : 4
Savoie : 3
Haute-Savoie et Ardèche : 2

Pour analyser les types de projet menés par chacune de ces organisations, RESACOOP a envoyé un questionnaire détaillé. 22 organismes ont répondu, permettant d'identifier 88 projets. Les résultats qui suivent sont donc à manier prudemment bien que la proportion des réponses expriment une tendance suffisamment significative.

  • Répartition par pays
    • Un tiers des projets sont dans le Cône Sud, avec une grande dominance du Brésil (qui s'explique par le nombre de projets universitaires)
      • Brésil :16
      • Chili :9
      • Argentine :5
      • Uruguay :1
         
    • Viennent ensuite les pays andins, les autres pays étant des cibles dispersées :
      • Bolivie : 9
      • Colombie, Pérou : 6 chacun
      • Cuba : 6
      • Salvador, Nicaragua : 5 chacun
      • Vénézuela, Mexique : 4
      • Guatémala : 3
         
    • 4 projets visent l'ensemble du continent.
       
  • Domaines d'intervention

                  Etant donné le nombre des réponses, il convient d'être particulièrement prudent, mais on relève quelques caractéristiques propres à la région :

    • Il s'agit d'une coopération très spécialisée, plus que celle touchant d'autres continents.
    • Chaque type d'acteur travaille sur des domaines relevant de son champ de compétence.
    • La coopération scientifique tient une place importante avec 23 projets menés par des universités.
    • La coopération décentralisée est plutôt bien représentée proportionnellement à d'autres régions.
    • Les interventions se font plutôt en milieu urbain.
  • Répartition par domaines :

Urbain : 11
Droits de l'Homme : 10 (dont 9 pour une seule ONG, cependant d'autres ONG se dédiant aux droits de l'homme n'ont pas répondu au questionnaire)Education : 6
Assainissement : 3
Formation : 3
Commerce équitable : 3
Elevage : 3
Culture : 2
Habitat : 2
Agro-alimentaire : 1
Environnement : 1

Les difficultés rencontrées par ces organisations dans leurs projets de coopération sont principalement de trois ordres :

- le financements et l'organisation
- le manque d'appui institutionnel
- les difficultés de communication et de suivi avec le partenaire latino-américain.

Intervention de M. Marcel​o Nowerstern, Fédération Mondiale des Cités Unies (FMCU) :
La décentralisation en Amérique latine

En complément de l'information donnée par RESACOOP sur la zone géographique désignée par "Amérique latine", M. Nowerstern a tout d'abord rappelé les origines de ce nom :
cette expression a été imposée sous Napoléon III au moment de la conquête du Mexique dans la deuxième moitié du XIXème siècle pour évoquer la présence française sur ce continent. Auparavant en effet on le désignait sous le nom de continent "Ibéro-américain", un continent cependant objectivement sous influence nord-américaine.
La décentralisation est un concept à la mode en Amérique latine, trop récent pour en tirer un bilan. Le mouvement de décentralisation commence au milieu des années 80 à partir d'une double tendance :

  • Le processus de démocratisation, qui apporte un changement des structures de l'Etat, s'accompagne pour la première fois, après la chute des dictatures, de l'élection de maires. Il y a un changement de l'administration centrale et de l'administration territoriale entraînant un renforcement du processus de démocratisation. Un mouvement politique se crée autour des élus, des maires qui deviennent alors des interlocuteurs privilégiés pour la coopération.
  • Le passage aux politiques néo-libérales de la dernière décennie : les modèles construits après-guerre sont abandonnés au niveau de l'Etat et des universités. Suite à la crise de la dette au Mexique en 1982, les organisations multilatérales, et en particulier le FMI, ont imposé un nouveau modèle de gestion basé sur le système néo-libéral : moins d'Etat et plus de gestion autonome et de secteur privé. La décentralisation est l'une des conséquences de ce processus de rétrécissement des compétences de l'Etat qui transfert certaines compétences au niveau territorial. Sous l'influence de la dynamique libérale l'Etat central abandonne ses prérogatives au profit d'une gestion administrative non articulée.

Ce constat induit trois types de conséquences pour la coopération

  • Au niveau politique : les maires sont élus avec les mêmes vertus et les mêmes défauts que leurs homologues français. Le système électoral reste notamment vecteur de clientélisme. Cependant les relations ont changé entre les ONGs européennes et les municipalités en Amérique latine. En effet, les ONGs locales étaient auparavant les seuls interlocuteurs, or les pouvoirs locaux ont acquis une certaine légitimité politique par rapport à ceux mis en place par les dictatures. Les mairies sont devenues les interlocuteurs privilégiés dans les interventions urbaines.
  • Un glissement s'opère dans les domaines de coopération et cela en lien avec une forte et rapide urbanisation de l'Amérique latine. Dans les années 80, la défense des droits de l'homme, la carence des services publics et le paupérisme occupaient les acteurs de la coopération. Aujourd'hui, l'émergence de nouvelles formes d'administrations municipales entraînent la multiplication d'actions sur le thème de la gestion urbaine.
  • Il devient plus que jamais nécessaire d'articuler les politiques locales aux politiques nationales. Les acteurs de la coopération doivent absolument tenir compte de cet impératif. Il faut également faire en sorte que les acteurs s'approprient les projets, que ceux-ci soient liés à une politique municipale elle-même en relation avec une politique nationale. Le lien doit se faire entre la municipalité et l'Etat, entre services publics, entre différentes municipalités, entre populations et pouvoirs publics.

Intervention de Michel Faucon, CRID : L'éducation au développement sur l'Amérique latine

Habituellement, le type de langage utilisé pour sensibiliser l'opinion publique à la coopération est plutôt misérabiliste. Pourtant en Amérique latine les acteurs ont une très grande capacité d'organisation et de mobilisation et pourraient d'ailleurs nous apprendre beaucoup sur l'exercice de la citoyenneté. On peut citer en exemple la mobilisation nationale au Brésil pour la mise en place d'une constituante.

Il existe en Amérique latine des catégories d'acteurs différents, en milieu rural et urbain, surtout des organisations de base revendicatives, capables de concertation et de mobilisation sur tous les terrains : mouvement des sans-terre au Brésil, mouvement du Chiapas au Mexique.

Les dynamiques de développement en Amérique latine associent plusieurs types d'acteurs : pouvoirs publics, entreprises, associations, etc. Notre coopération doit prendre en compte cette capacité à se concerter. La coopération décentralisée est une approche qui permet une collaboration étroite entre différents types d'acteurs.

Les ONG latino-américaines ont la capacité d'appréhender le global ou le mondial, et d'organiser leur mobilisation. Il existe une coordination régionale de ces ONG à travers le continent. Au Brésil les ONG et les groupements populaires exercent un leadership sur de nombreux plans dans le milieu associatif mondial. Elles savent investir les
instances et les conférences internationales. Ainsi à la conférence de Rio sur l'environnement, plus de mille ONGs brésiliennes étaient représentées.

Comment exprimer cette force à l'opinion publique pour qui coopérer revient souvent à donner à ceux qui n'ont pas, alors que ces derniers ont beaucoup à nous apprendre en termes d'organisation et de mobilisation populaire ? Le meilleur moyen de le dire est sans doute de le montrer, de faire venir des latino-américains, d'assurer leur présence lors des conférences internationales.

Débats :

Mme Aquevedo a fait observer à la suite de l'intervention de M. Faucon qu'il fallait faire la distinction entre mouvements populaires, organisations populaires et ONGs qui ne travaillent pas toutes au même niveau, qui n'ont pas la même capacité de mobilisation ni la même légitimité. Par ailleurs, il faudrait savoir mettre le discours en pratique quand on prétend donner la parole aux latino-américains. Par exemple aux Assises Nationales de la Coopération et de la Solidarité Internationales un intervenant latino-américain n'a eu que trois minutes pour s'exprimer et il n'a même pas été présenté correctement. Les ONG ont leur propres responsabilités, elles doivent se positionner, avoir des arguments et ne pas être passéistes comme elles le sont si souvent.

Attitude du gouvernement français vis à vis de la coopération avec l'Amérique latine

Un représentant d'une collectivité locale mentionne l'absence de tout représentant du gouvernement français lors d'un colloque organisé à Barcelone par Cités Unies France sur la coopération européenne avec l'Amérique centrale. Il semble qu'il y a un désintérêt patent du gouvernement. Le ministère français a refusé de recevoir une délégation cherchant à connaître les motifs de son absence. Se pose alors la question des priorités affichées par la France ? Apparemment l'Amérique centrale n'en est pas une. Il y a un grave problème de financement. Comment devenir une force de proposition face aux pouvoirs publics ?

La coopération avec l'Amérique latine serait soutenue par le gouvernement français dans quelques domaines pointus tels que la recherche scientifique et technique, la coopération universitaire, la haute technologique et ce dans une visée purement économique.
Le Ministère des Affaires étrangères semble souhaiter que les autres domaines de coopération relèvent de la coopération non gouvernementale (collectivités locales, ONG, etc.).

Problèmes posés par la coopération décentralisée

Le statut juridique de la coopération décentralisée pose problème dans les rapports avec les partenaires d'Amérique latine. Un représentant d'une collectivité locale remarque qu'une ville est obligée de travailler avec son homologue latino-américain. Il peut arrive que ce partenaire soit peu honnête ou "politiquement incorrect" ; il est donc nécessaire de nouer également des relations avec les autorités déconcentrées de l'Etat.
Un autre écueil réside dans la difficulté pour impliquer financièrement les villes latino-américaines.
Enfin les changements de municipalités mettent aussi un frein aux projets selon l'intérêt de la nouvelle équipe municipale. Il reste donc comme choix soit d'attendre que la municipalité se mette d'accord, soit de se constituer en association et ainsi de changer de statut pour préserver la durée des projets de la coopération décentralisée.
La coopération scientifique et universitaire

Au niveau régional
Historiquement les universités de Rhône-Alpes, région d'asile, ont largement accueilli des collègues latino-américains en exil à l'époque des dictatures (Chili, Argentine et Brésil notamment).
Aujourd'hui : La réciprocité avec l'Amérique latine est évidente dans le domaine de la recherche : ainsi l'Université de Grenoble a eu de nombreux échanges avec le Brésil, en mathématique et en physique, aboutissant à des résultats de renommée mondiale.

Au niveau national
Il existe des programmes bilatéraux, uniques en Europe, qui démontrent une certaine cohérence et une volonté de la part de la France en la matière, surtout dans le domaine de la recherche en sciences "exactes".

Au niveau européen
Les politiques européennes poussent à la mise en réseau de ces échanges. Il est à noter qu'il y a des différences sensibles de politique de coopération entre sciences sociales et sciences exactes. L'Europe soutient les échanges dans le domaine des sciences sociales.

Au niveau latino-américain
Les chercheurs latino-américains ont pour leur part un fort désir de nouer des liens avec l'Europe et sont d'autant plus libres de le faire et d'établir de nouveaux rapports depuis la chute du mur de Berlin. L'abondance des demandes oblige à faire un choix.

On peut enfin noter pour conclure qu'avec la décentralisation les universités se sont beaucoup rapprochées des politiques de développement local. Au Brésil, il existe un grand nombre d'interactions entre les universités et les collectivités territoriales. On peut citer le projet de Porto Alegre en lien avec Grenoble sur des projets de développement local et de développement industriel (technopolitain).

En lien avec cette présentation, deux organismes font part de leurs remarques

  • L'Association France Amérique Latine fait savoir qu'elle recherche des partenaires pour des échanges avec des étudiants français désirant aller en Amérique latine.
  • La ville d'Eybens fait part d'une expérience en cours à Arequipa au Pérou avec l'Alliance Française et suggère de profiter de l'objectif du gouvernement français : diffuser la culture française pour entrer en relation et agir ensemble avec d'autres partenaires afin d'aller au-delà des seules activités culturelles, et chercher des sponsors tout azimut.

Témoignages d' ONGs de Rhône-Alpes

L'association France Amérique latine remarque que les partenaires locaux ont une grande difficulté à faire accepter les petits projets et à trouver des financements. Quels interlocuteurs existent pour ces organismes de base qui peuvent agir plus près des besoins des populations ? Il y a une grande détérioration de (certaines) ONGs latino-américaines, soumises à une répression concrète, à des persécutions, à des menaces, ...
D'autres ONG ne sont pas des partenaires fiables et se comportent comme de véritables entreprises.

L'ASPAC mentionne un document écrit à San Marcos, au Guatemala, par une coordination d'ONGs locales et d'organisations populaires faisant état de leurs revendications et de leurs conditions concernant l'aide nationale, bilatérale ou non-gouvernementale qui parviendrait à leur région.

Synthèse des ateliers :

Atelier n°1 : Projet d'annuaire des organismes coopérant avec l'Amérique latine en région Rhône-Alpes.

Atelier n°2 : Comment améliorer les méthodes de travail avec l'Amérique latine ?

Atelier n°3 : Quel type d'action commune envisager pour la région Rhône-Alpes et comment utiliser QUID comme levier de concertation ?

Atelier n°1 : Projet d'annuaire des organismes de Rhône-Alpes coopérant avec l'Amérique latine

Les fiches-projets : tous les participants à l'ateliers se sont entendus pour considérer que le plus important était de recenser les acteurs de Rhône-Alpes travaillant avec l'Amérique latine. Chaque fiche présentant un organisme pourrait inclure des éléments sur les projets conduits : pays, domaine, budget, difficultés rencontrées, enseignements tirés de l'expérience.

L'idée du support : l'idée retenue est celle d'un support papier et télématique, avec une possibilité d'accès à un serveur sur Internet.

Le classement : la question du classement reste encore problématique : structurer l'annuaire par thème ? Par organisme ? Par pays ? Il sera sans doute nécessaire de faire un index de renvoi.

Les centres ressources : Il est recommandé de déterminer une liste des centres de documentation (Ritimo, Ibiscus) et de faire appel aux répertoires et bases de données déjà existants. Il serait également intéressant de mentionner les centres ressources pour l'organisation d'activités socioculturelles, et les lieux où l'on peut puiser des outils d'éducation au développement : Bateau Brazil à Lyon, Festival du cinéma ibéro-américain au cinéma Zola à Villeurbanne, théâtres, magasins d'alimentation ou d'artisanat latino-américain, bars ou boîtes de nuit où l'on peut écouter de la musique latino-américaine, associations diverses. Il est aussi demandé d'ajouter dans l'annuaire les organismes proposant des formations liées à la coopération dans différents domaines tels que la gestion de projets ou l'interculturalité.

Le rôle des entreprises : un intérêt est à cultiver auprès des entreprises. Des informations dans ce domaine pourrait en particulier permettre aux étudiants de trouver des pistes pour obtenir un stage (Chambres de commerce et d'industrie par exemple). Il faudrait entre outre informer les entreprises de l'existence de l'annuaire.

Une bibliographie : on pourrait ajouter à l'annuaire une bibliographie France et Rhône-Alpes, et en particulier les travaux des étudiants et des chercheurs de la région, les rapports de la Banque Interaméricaine de Développement, et autres "littérature grise" (institutions internationales, universités, etc.).

Atelier n°2 : Comment améliorer les méthodes de travail avec l'Amérique latine ?

Il se dégage des travaux de l'ateliers plusieurs pistes pour améliorer ces méthodes de travail.

(Les problèmes qui appellent une amélioration sont divers selon qu'il s'agit de l'action d'une collectivité locale ou d'une association. Toute organisation doit pouvoir s'adapter aux changements des réalités, aux évolutions et donc avoir une capacité de gérer les conflits. On souligne l'importance de la remise en question individuelle et collective.)

  • Connaître la réalité du terrain ici et là-bas

Il semble indispensable, dès l'élaboration des projets de coopération, qu'un échange s'instaure entre les différents organismes impliqués sur une même zone géographique. Ceci afin de connaître les actions déjà mises en œuvres, les partenaires techniques que l'on peut solliciter, etc.

  • Développer de meilleurs échanges

Les participants se sont donc prononcés pour un échange plus profond autour de leur expérience et de leur pratique. Certains recherchent des informations très concrètes, dans le but par exemple d'envoyer du matériel en commun.
Il serait souhaitable d'organiser une ou plusieurs journées thématiques d'échange et de mise en commun, permettant de mieux se connaître, puisque tel était le projet initial de cette première rencontre. Chaque organisme se présenterait et exposerait ses difficultés qui pourraient être ensuite débattues par l'assemblée. Certains participants ont en effet regretté que cette matinée ait été consacrée à des exposés n'apportant pas une information précisément nouvelle pour eux. Il reste que la question du temps requis se pose pour ce type d'échange, en général fort long. L'annuaire pourrait dès lors partiellement répondre à cette attente. Mais il est vrai que l'ouverture sur les autres est stimulante et que l'annuaire ne remplace pas la rencontre. Mais les réunions de travail régulières finissent par lasser et démobiliser s'il n'y a pas d'action commune réalisée. Il a été alors suggéré des regroupements par pays, notamment dans le pays même d'intervention. Il existe aujourd'hui déjà quelques regroupements par pays en France au niveau des collectivités territoriales. Cités Unies France dispose de groupes pays.

  • Faire circuler l'information

La circulation fluide de l'information est une condition pour de meilleurs échanges. Les correspondants locaux des délégations françaises en Amérique latine peuvent repérer les bons interlocuteurs et les bonnes sources d'informations.
L'accès à l'information peut parfois constituer un niveau suffisant d'action en commun. L'idée d'un bulletin régional a alors été avancée, même si l'information peut venir d'ailleurs. On peut également penser à l'accès à un serveur sur Internet et/ou à la mise à disposition de disquettes reprenant l'information. Le risque de ne plus pouvoir gérer le flux de l'information reste évidemment possible. Le réseau devrait avoir une fonction de veille, d'appui à la venue de personnes dans la région et de circulation de l'information entre tous les acteurs.
Il est également intéressant d'utiliser ce qui existe déjà sur la région, comme par exemple Espaces latinos et DIAL, et de réfléchir sur l'articulation à trouver avec ces organisations.

  • Rendre lisible l'action des acteurs de Rhône-Alpes avec l'Amérique latine

Il semble nécessaire de créer une instance, de caractère plutôt informel, représentative des acteurs rhônalpins et qui pourrait rendre lisible l'action et les projets des acteurs. Il existe un accord général pour que toute nouvelle structure garde une grande souplesse, et ne conduise pas à trop solliciter les acteurs, en particulier les collectivités locales. D'où le souhait de ne pas trop formaliser les échanges. Apparaît alors l'idée d'une "bourse aux projets" avec éventuellement l'existence d'un fonds et d'un jury pour appuyer tel ou tel projet.

  • Interpeller les élus

Une mention est faite sur la nécessité d'interpeller constamment les élus (via les associations, les universités, etc.) et sur l'importance de restituer les résultats de l'action auprès des partenaires et des bailleurs de fonds.

  • Aider à une meilleure formalisation des projets venant du Sud

Le manque de formalisation des projets conçus et envoyés par les pays du Sud à l'attention des collectivités locales peut être résolu par des missions exploratoires et par une méthodologie à mettre en place pour aider à la formalisation, ainsi qu'en faisant appel aux compétences existantes en Rhône-Alpes, notamment au sein des associations de migrants latino-américains.

  • Contractualiser le partenariat entre petites associations et collectifs nationaux

Les petites associations pourraient travailler avec de plus grands collectifs tout en faisant attention à la forme de contractualisation pour ne pas perdre leur propre identité. Cette contractualisation devra prendre en compte le désir des associations françaises et de leurs homologues latino-américains de faire un travail de proximité avec un contact personnalisé. Mais se pose la question de la difficulté de trouver un relais local fiable ? Le parrainage de petites associations peut également être un moyen d'obtenir un soutien en gardant une taille humaine.

Atelier n°3 : Quel type d'action commune envisager pour la région Rhône-Alpes et comment utiliser le programme Quid comme levier de concertation ?

Une action commune doit être l'occasion d'une opération de communication sur l'Amérique latine auprès du grand public. L'objectif est d'élargir le cercle des convaincus et de penser en termes de réciprocité. Les difficultés de ce type d'action sont diverses : l'éparpillement, les compétences trop diverses, la question du lieu et du délai.

• Outils à élaborer
Il faudrait mener une réflexion et élaborer des outils pour pouvoir travailler ensemble. Le CEDAL dispose de quelques outils, notamment sur l'éducation au développement. En plus de ceux-ci, des propositions concrètes sont avancées : établir une liste de correspondants locaux, une liste des actions en Rhône-Alpes à travers l'annuaire, élaborer une méthodologie de travail pour améliorer la communication, organiser une semaine Amérique latine éclatée sur la région, diffuser une feuille avec les manifestations ponctuelles sur Rhône-Alpes, et monter une base de données QUID.

Les actions doivent avant tout contribuer à l'expression directe des latino-américains. Il serait nécessaire de mieux cerner les évolutions politiques pour mieux cibler les actions. Il faut alors profiter des opportunités, d'où la nécessité de pouvoir anticiper en connaissant les actions prévues sur la région ou en lien avec des actions nationales. Et donner aux actions une dimension régionale, de façon à construire une dynamique collective locale, même si l'on doit certainement penser aussi en terme d'activités décentralisées. Il est rappelé de bien prendre en compte le rythme des différents acteurs et du travail entre ceux-ci. D'où l'importance de ne pas "brûler les étapes".

• Propositions concrètes
Les Droits de l'Homme
Profiter des actions médiatiques réalisées autour de certains créneaux comme les Droits de l'Homme. Par exemple à Grenoble -et sans doute aussi au niveau national- un collectif réunissant plusieurs organisations des droits de l'homme (Amnesty International, Ligue Internationale des Droits de l'Homme...) organisent une manifestation autour des 50 ans de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Il serait possible de s'y joindre en travaillant sur un thème précis.

Le commerce équitable
Lancer sur la région une campagne sur le commerce équitable du café avec Max Havelaar et ses différents partenaires. Cette action aurait l'avantage de sensibiliser le public à la fois économiquement et géographiquement sur l'ensemble du continent puisque la commercialisation du café concerne plusieurs pays. Mais la question du délai semble poser problème, car les campagnes du commerce équitable fonctionnent assez mal en France. Alors qu'en Hollande ou en Allemagne, il en existe maintenant déjà sur différents produits (exemple : les bananes par ECHO OK). Avec la remontée des cours du café, le café Max Havelaar est cependant tout à fait compétitif.

Un projet en commun
Considérer un projet qui n'a pas pu aboutir dans un pays et le reprendre ensemble. Se pose évidemment la question des financements et du partenariat, chaque organisme ayant déjà du mal à trouver des fonds pour la poursuite de ses propres projets. Elaborer alors un nouveau projet commun sur le terrain. Chaque association pourrait apporter son savoir-faire dans son domaine (Agir Ensemble sur les Droits de l'Homme : le financement; DIAL : l'information, etc.), en un mot faire du concret à partir d'une action transversale, en articulant les compétences.

Fête, journée de réflexion ou réalisation concrète
Organiser une grande fête avec des stands de différentes associations. L'idée est malheureusement un peu trop galvaudée et ne permet pas une sensibilisation en profondeur. Peut-être est-il préférable d'organiser une journée de réflexion sur des thèmes d'enjeu commun (exemple de la marginalisation économique et sociale) ? Dans ce but, on pourrait s'inspirer d'autres actions comme la semaine sur le Pérou à Eybens. Ce qui compte, c'est de rester dans le concret, d'aller au delà du discours superficiel ; ainsi une enseignante donne pour exemple la réalisation d'une peinture murale par des enfants et un échange possible de groupes scolaires.

Ces différentes propositions posent toutes les questions des "où, quand et avec quels moyens ?". Le CEDAL, interpellé sur ses disponibilités, a fait savoir que le programme QUID dispose de moyens limités et n'est pas assuré d'une continuité. Il est donc d'abord conseillé de chercher les ressources localement, le programme QUID pouvant apporter un soutien dans la mesure des moyens restants.

CONCLUSION

par M. Pierre Paquiet - Economie et Humanisme

La rencontre a permis de dresser un certain nombre de constats, de contraintes, d'avancées ou de pistes, qui sous-tendent la question de l'amélioration des actions, mais qui ne reflètent pas forcément un consensus parmi les participants.

En premier lieu, il existe une contrainte tenant à la diversité des acteurs ayant des logiques et un niveau d'implication différents. Il faut en tenir compte dans les méthodes de travail.

En second lieu ce programme soulève un problème de fond : pourquoi coopérer avec l'Amérique latine et pour faire quoi, compte tenu de l'évolution des contextes et des acteurs ? Que doit-on, que peut-on faire ensemble ? L'examen de ces questions doit notamment permettre aux associations et aux collectivités locales de construire un argumentaire.

Un annuaire des organismes coopérant avec l'Amérique latine en région Rhône-Alpes pourrait en partie répondre à ce besoin, mais il demande à être revu dans sa conception, notamment en retenant une formule de fiches-organismes avec des informations simples sur les projets et permettant de dégager les atouts et les limites de la coopération.

La question de l'information, de son partage et d'une meilleure connaissance de l'existant a été souvent mise en avant pour une amélioration des actions. Des propositions ont été formulées :

  • Organisation de rencontres thématiques.
  • Elaboration d'un bulletin d'information spécifique à l'Amérique latine qui permettrait d'anticiper des actions communes en Rhône Alpes tout en valorisant les supports déjà existants tels que DIAL et Espaces Latino.
  • Identification des personnes-ressources en Amérique latine.
  • Repérage des lieux-ressources en Rhône-Alpes et ailleurs (ex: lieux de formation et d'information).
  • Amélioration de la connaissance mutuelle de ceux qui coopèrent avec l'Amérique latine.
  • Sensibilisation des médias autour des questions de l'Amérique latine.

Des actions concrètes ont été proposées, mais elles demandent au préalable une étude de faisabilité. Elles se regroupent autour d'un certain nombre de principes :

  • Se concerter au maximum autour d'actions communes.
  • Construire une dynamique collective régionale dont le résultat pourrait être une action, par exemple sur le thème des droits de l'homme ou sur le commerce équitable, cadrée sur l'Amérique latine.
  • Accorder une large place aux latino-américains et valoriser leur parole.
  • Donner tout le potentiel à l'action par l'interpellation des politiques.
  • Mettre en place une bourse aux projets, ou une instance qui permette de les rendre lisibles.

Il s'agit donc d'élaborer des propositions concrètes pour une prochaine réunion. Le CEDAL souhaite la poursuite de la dynamique et la soutiendra dans toute la mesure de ses moyens en espérant que le programme puisse se prolonger. Une seconde phase est en en effet prévue si la première est validée par l'Union européenne.

CEDAL : Centre d'Etudes du Développement en Amérique Latine

QUID : Programme financé par le Ministère des Affaires Etrangères, le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD), la fondation C.L. Mayer pour le Progrès deHomme(FPH), la Commission des Communautés Européennes (CCE) et le Comité Français pour la Solidarité Internationale.

Espace Amérique Latine : Plate-forme de concertation des ONGs travaillant avec l'Amérique latine et se présentant comme un interlocuteur du Ministère des Affaires étrangères au sein de la Commission Coopération et Développement, GAL (Groupe Amérique Latine).

DPH : Documentation pour le Progrès de l'Homme, réseau de fiches documentaires diffusées par la Fondation pour le Progrès de l'Homme.

• Les principaux financements publics des projets de coopération et d'éducation au développement, en France et en Europe

Préambule

L'objet du présent document est de faire un tour d'horizon des principaux financements publics disponibles, en France et en Europe, pour des projets de coopération avec les pays d'Amérique latine ou des projets d'éducation au développement en lien avec ces mêmes pays. Il ne prétend donc pas être exhaustif même si nous avons cherché à ce qu'il soit le plus complet possible.
Il est clair en particulier qu'un certain nombre de financements sont disponibles au niveau local et qu'il convient pour cela de se rapprocher des autorités gouvernementales et des délégations ou représentations d'organisations internationales dans le pays.
Par ailleurs, des possibilités de financement existent également au niveau de la Banque Interaméricaine de développement (BID), à travers le programme BOLIVAR en particulier qui apporte un soutien financier aux collectivités locales, par exemple pour la mise en place de services municipaux.
Le document a été élaboré à partir des informations disponibles en 1997. Il est organisé de la manière suivante :

A. Financements des projets de coopération
B. Financements des projets d'éducation au développement

Pour chacun des programmes ou lignes de financement identifiés, on trouvera les informations suivantes :

  • A quelles types de structures le financement est-il accessible ?
  • Quel est l'objet du financement et quelles sont les principales conditions ?
  • Existe-t-il des termes de référence et lesquels ?
  • Existe-t-il une information disponible à Résacoop à ce sujet ?
  • Qui contacter pour obtenir des informations complémentaires et les dossiers de candidature ?

A. Projets de coopération

REGION RHONE-ALPES
Actuellement, la Région Rhône-Alpes cofinance des projets de développement et de coopération uniquement dans les pays de la zone francophone (pays membres ou associés de l'ACCT - Agence de coopération culturelle et technique).

COMMISSION EUROPEENNE
De manière générale, la coopération avec l'Amérique latine relève de la DG IB (Direction générale IB, Relations extérieures). Cependant, en matière de projets de développement, un nombre important de lignes budgétaires est géré par la DG VIII (Direction générale du Développement).

Les 15 Etats-membres de l'Union européenne :
Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède

Les 18 pays de la zone Amérique latine :
Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Cuba, Equateur, El Salvador, Guatemala, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, Uruguay, Venezuela

Note préliminaire : De manière générale, le courrier postal destiné aux différentes Directions générales est à adresser au siège officiel de la Commission européenne : Rue de la Loi 200, B-1049 Bruxelles.

1. Programme URB-AL :

Accessible à
Collectivités locales et territoriales de l'UE et d'AL

Objet / financements
Développer un partenariat direct et durable entre les acteurs locaux à travers des rencontres, des échanges, des transferts de connaissances et de savoir-faire. Il repose sur l'organisation de rencontres biennales et la création de 8 réseaux thématiques animés par une collectivité locale ou un groupe de collectivités locales de l'UE ou d'Amérique latine.
Cofinancement de la coordination d'un réseau thématique à hauteur de 70 % du montant total.
Pas de financement de projets de coopération pour l'instant.

Termes de références
Dossier de candidature type

Disponible à Résacoop
Plaquette URB-AL ; bulletins URB-AL

Qui contacter ?
Secrétariat URB-AL,
21 rue des Drapiers, B-1050 Bruxelles
Tél : (32 2) 510 23 12 ou 510 25 15
Fax : (32 2) 510 26 47

2. ALFA (Amérique Latine - Formation Académique) :

Accessible à
Institutions d'enseignement supérieur

Objet / financements Programme d'échanges universitaires entre l'Union européenne et l'Amérique latine, mis en oeuvre à travers des réseaux d'institutions.
Financement à hauteur de 80 % du coût total du projet.
Bourses pour post-gradués et étudiants 2e cycle.

Termes de références
Guide du programme ; formulaires de candidature

Disponible à Résacoop
Description résumée

Qui contacter ?
CEEETA (bureau d'assistance technique),
Rue Joseph II 36, B-1040 Bruxelles
Tél : (32-2) 219 04 53
Fax : (32-2) 219 63 84
Commission européenne - DG IB / Direction Amérique latine - Programme ALFA
Fax : (32-2) 299 10 10

3. Cofinancement des ONG ; ligne B7-6000 :

Accessible à
Organisations non gouvernementales de développement des Etats-membres de l'UE

Objet / financements
Actions de développement dans les PVD exécutées par des ONG de l'Union européenne au profit des populations les plus déshéritées des PVD.
Cofinancement à hauteur de 50 % du montant total du projet, avec 15 % d'autofinancement par l'ONG requérante. Durée maximale : 5 ans.

Termes de références
Conditions générales pour le cofinancement d'actions réalisées dans les PVD par des organisations non gouvernementales.

Disponible à Résacoop
Guide 97 des ONG de l'UE / Comité de liaison des ONG de développement de l'UE (consultable sur place)

Qui contacter ?
Plate-forme française du CLONG/UE - Programme d'appui au Cofinancement
14 passage Dubail, 75010 Paris.
Tél : 01 44 72 91 71
Fax : 01 44 72 92 61
Mme Katia Dimitrieff, DG VIII/B2.
Tél : (32 2) 295 51 28
Fax : (32 2) 299 28 47

 

4. Coopération décentralisée dans les PVD : projets pilotes ; ligne B7-6430 :

Accessible à
ONG locales et européennes, pouvoirs publics locaux et municipalités, groupements locaux, etc...

Objet / financements
Soutenir, de façon la plus directe et la plus souple possible, diverses initiatives, projets et programmes de développement portés par des acteurs non gouvernementaux des PVD ou de l'UE.
Ligne dite incitative qui peut concerner : des actions de sensibilisation pour susciter des initiatives de coopération décentralisée, le renforcement institutionnel des acteurs décentralisés, la constitution et le renforcement de réseaux de ces acteurs, le financement de projets-pilotes. Actions impliquant une variété d'acteurs.
Le cofinancement est la règle, le financement à 100 % l'exception.

Termes de références
Document explicatif

Disponible à Résacoop
Guide 97 des ONG de l'UE / Comité de liaison des ONG de développement de l'UE

Qui contacter ?

  • Plate-forme française du CLONG/UE - Programme d'appui au Cofinancement
    14 passage Dubail, 75010 Paris.
    Tél : 01 44 72 91 71
    Fax : 01 44 72 92 61
  • Mme Christiane de Gieter, DG VIII/B/2.
    Tél : (32 2) 299 27 88
    Fax : (32 2) 299 28 47
  • Mme Katja Schulz, DG VIII/B/2.
    Tél : (32 2) 296 71 06
    Fax : id ci-dessus

5. Démocratie et Droits de l'Homme :

5.1. Support à la démocratie en Amérique latine ; ligne B7-703

Accessible à
Institutions gouvernementales et ONG (nationales ou régionales) d'Amérique latine. Exceptionnellement ONG européennes sur initiative de la Commission.

Objet / financements
Appui au processus démocratique et au respect des droits de l'Homme en Amérique latine selon 4 axes :
1) exercice du pouvoir public,
2) renforcement, développement et responsabilisation de la société civile,
3) soutien aux groupes vulnérables,
4) actions en faveur des droits de l'Homme.
Cofinancement, exceptionnellement financement à 100 %. Durée maximale du projet : 18 mois.

Termes de références
Fiche de demande de subvention

Disponible à Résacoop
Guide 97 des ONG de l'UE / Comité de liaison des ONG de développement de l'UE

Qui contacter ?
Mme C. Ortiz, DGIB/B1 : Amérique centrale, Mexique et Cuba.
Tél : (32 2) 299 08 51
Fax : (32 2) 299 10 32

5.2. Subventions aux ONG pour la défense des droits de l'Homme ; ligne B7-7040

Accessible à :
Organisations non gouvernementales de l'UE et des pays-tiers

Objet / financements
Financer des projets concrets de défense des droits humains, tels que : promotion des initiatives visant l'abolition de la peine de mort, formation des responsables chargés de faire respecter les droits de l'Homme, renforcement du respect des droits de l'enfant, des droits des minorités ethniques, etc...
Le cofinancement est de règle (% non précisé)

Termes de référence
Formulaire de demande

Disponible à Résacoop
Guide 97 des ONG de l'UE / Comité de liaison des ONG de développement de l'UE

Qui contacter ?

  • Mme D. Napoli, chef d'Unité, DGIA/A2 :
    Droits de l'homme et démocratisation
    Tél : (32 2) 295 55 01 ou 295 52 40
    Fax : (32 2) 295 78 50
  • M. Brian Owen.
    Tél : (32 2) 295 47 42
    Fax : id. ci-dessus

5.3. Soutien aux centres de réhabilitation pour les victimes de la torture et aux organisation offrant une aide concrète aux victimes de violations des droits de l'Homme ; ligne B7-707

Accessible à
ONG expérimentées dans le domaine de la défense des droits de l'Homme.

Objet / financements
Soutien aux services de réhabilitation pour les victimes de torture et en particulier aux projets visant à aider les enfants victimes de violations des droits de l'Homme. Soutien d'autres actions telles que : formation de professionnels de la santé pour le traitement des victimes de la torture, conseil et assistance juridique, démarches judiciaires et réclamation de compensations, prévention de la torture. Mêmes conditions de cofinancement que la ligne B7-7040.

Termes de référence
Formulaire de demande (idem ligne B7-7040)

Disponible à Résacoop
Guide 97 des ONG de l'UE / Comité de liaison des ONG de développement de l'UE

Qui contacter ?
Idem ligne B7-7040

6. Environnement dans les PVD ; ligne B7-6200 :

Accessible à
ONG du Sud et du Nord, Universités, centres d'études et de recherche (publics, privés), autorités des PVD, organisations internationales.

Objet / financements
Mise en oeuvre du principe de développement durable en contribuant à une réelle intégration de la dimension environnementale dans le processus de développement.
5 thèmes prioritaires :

  • préservation de la biodiversité,
  • amélioration de l'environnement (en particulier urbain),
  • préservation des zones côtières et gestion des écosystèmes marins,
  • technologies appropriées dans le domaine de l'énergie,
  • amélioration des pratiques en matière de conservation des sols, gestion des ressources agroforestières et lutte contre la désertification.

Cofinancement, exceptionnellement 100 %.

Termes de références
Critères et directives d'utilisation

Disponible à Résacoop
Guide 97 des ONG de l'UE / Comité de liaison des ONG de développement de l'UE

Qui contacter ?

  • M. Van de Velde, Amérique latine (sauf Brésil), DGIB/D/4.
    Tél : (32 2) 299 10 96
    Fax : (32 2) 299 09 14
  • M. Andy Roby, Brésil, DGIB/D/4.
    Tél : (32 2) 299 07 65
    Fax : (32 2) 299 10 47

7. Actions en faveur des forêts tropicales ; ligne B7-6201 :

Accessible à
Tous les types d'opérateurs dans les PVD, y compris les opérateurs privés. Possibilités pour les ONG européennes.

Objet / financements
Projets de grande envergure en priorité. Actions favorisant la protection et la conservation des écosystèmes forestiers naturels et semi-naturels, tropicaux ou subtropicaux. En particulier : conservation des forêts tropicales primaires, gestion durable des forêts consacrées à la production de bois, définition et développement de systèmes indépendants de certification, etc...
Financement peut être intégral mais le cofinancement est souhaité. Le budget du projet doit être supérieur à 300.000 Ecus.

Termes de références
Conditions de financement

Disponible à Résacoop
Guide 97 des ONG de l'UE / Comité de liaison des ONG de développement de l'UE

Qui contacter ?

  • M. A. de Villepin, DGIB/D/4, chef du secteur environnement.
    Tél : (32 2) 299 07 08
    Fax : (32 2) 299 09 14
  • M. Andy Roby, DGIB/D/4.
    Tél : (32 2) 299 07 65
    Fax : (32 2) 299 10 47

8. Lutte contre le VIH / SIDA dans les pays en développement : ligne B7-6211 :

Accessible à
ONG locales et européennes, à condition que leurs actions s'inscrivent dans le programme national de lutte contre le SIDA approuvé par la Commission.

Objet / financements
Actions de lutte contre le SIDA répondant aux 4 objectifs prioritaires :

  • réduction de la propagation,
  • aide au secteur santé,
  • réduction des conséquences de l'épidémie sur le développement économique et social,
  • accroissement de la compréhension et de l'apprentissage scientifique.

Cofinancement mais possibilité d'un financement total du projet.

Termes de références
Conditions de financement et formulaire de demande

Disponible à Résacoop
Guide 97 des ONG de l'UE / Comité de liaison des ONG de développement de l'UE

Qui contacter ?

  • Mme Dellicour, chef d'Unité, DG VIII/G/1.
    Tél : (32 2) 299 32 39
    Fax : (32 2) 296 36 97
  • Dr Lieve Fransen, DG VIII/G/1.
    Tél : (32 2) 296 36 98
    Fax : id ci-dessus

9. Coopération nord-sud dans la lutte contre les drogues et la toxicomanie :

Accessible à
Gouvernements des PVD, ONG de l'UE et des PVD

Objet / financements
Programmes nationaux et internationaux de lutte contre la drogue. Programmes de désintoxication et de réinsertion, actions d'information, de sensibilisation et d'éducation, programmes de reconversion des cultures illicites et de développement alternatif de leurs zones de production.
Financement jusqu'à 100 % pour les gouvernements, jusqu'à 75 % pour les ONG de l'UE, jusqu'à 85 % pour les ONG des PVD.

Termes de références
Conditions de financement

Disponible à Résacoop
Guide 97 des ONG de l'UE / Comité de liaison des ONG de développement de l'UE

Qui contacter ?
Mme Ingeborg Löhner, DGIB/B/4.
Tél : (32 2) 295 62 15
Fax : (32 2) 299 18 39

MINISTERE FRANCAIS DES AFFAIRES ETRANGERES

1. Cofinancement des projets associatifs :

Accessible à
Associations françaises loi 1901, ayant au moins 3 ans d'existence.

Objet / financements
Cofinancement de projets de développement dans les pays du Tiers Monde.
Cofinancement à hauteur de 50 % du montant global, avec un apport financier de l'association requérante d'au moins 15 %.
4 comités de pilotage par an.

Termes de références
Le cofinancement de projets associatifs

Disponible à Résacoop
Dossier-type

Qui contacter ?
Bureau Commun de la Vie Associative, Secrétariat d'Etat à la Coopération,
20 rue Monsieur, 75007 Paris.
Tél : 01 53 69 41 81
Fax : 01 53 69 43 92

2. Programmes prioritaires :

Accessible à
Regroupements d'associations

Objet / financements
Cofinancement d'un ensemble de plusieurs projets associés ou regroupés dans une cohérence génératrice d'inter activité ou de synergie, et dont la dimension financière et/ou l'impact géographique ou sectoriel impliquent que sa conception et sa mise en oeuvre s'inscrivent dans une stratégie concertée ; il peut se constituer par l'association de plusieurs opérateurs.
Procédure très encadrée : priorités "pays" ou "secteur" définies dans le cadre du CEPOP (Comité paritaire d'orientation et de programmation, Pouvoirs publics/ONG), puis appel d'initiatives auprès des associations.
Cofinancement jusqu'à 75 % du montant total.

Termes de référence
Fiche de programme incitatif

Disponible à Résacoop
Descriptif

Qui contacter ?
Bureau Commun de la Vie Associative, Secrétariat d'Etat à la Coopération
20 rue Monsieur, 75007 Paris.
Tél : 01 53 69 41 81
Fax : 01 53 69 43 92

 

3. Dotation partenariat :

Accessible à
Associations françaises loi 1901, ayant au moins 3 ans d'existence et répondant aux conditions d'éligibilité spécifiques.

Objet / financements
Cofinancer des micro-projets destinés à soutenir le fonctionnement d'ONG du Sud, structurer des réseaux locaux, assurer le suivi et l'accompagnement de projets entièrement repris par les partenaires du Sud, élargir ou reproduire des opérations pour lesquelles la compétence technique de l'association aussi bien que le bien-fondé de l'intervention ont été reconnus.
Cofinancement à hauteur de 50 %, dans une fourchette allant de 30.000 à 80.000 FF

Disponible à Résacoop
Descriptif

Qui contacter ?
Bureau Commun de la Vie Associative, Secrétariat d'Etat à la Coopération
20 rue Monsieur, 75007 Paris.
Tél : 01 53 69 41 81
Fax : 01 53 69 43 92

4. Coopération décentralisée :

Accessible à
Collectivités locales françaises

Objet / financements
Cofinancement des projets de coopération à hauteur de 50 % du montant total du budget.
Dépôt des dossiers : novembre/décembre ; décision : mars/avril ; mise en paiement : mai.

Termes de références
Dossier-type

Disponible à Résacoop
Fiche technique

Qui contacter ?

  • Préfecture du département de la collectivité
  • Pour les projets soumis par plusieurs collectivités de départements différents ou par le Conseil régional Rhône-Alpes :
    SGAR, Préfecture de région Rhône-Alpes,
    31 rue Mazenod, 69426 Lyon cedex 03
    M. Gillery - Tél : 04 72 61 63 11
    ou Mme Bonnet, secrétariat - Tél : 04 72 61 65 89

CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS

Si par le passé, la Caisse des dépôts et consignations a cofinancé des programmes de coopération avec l'Amérique latine, dans le domaine de l'habitat en particulier, elle souhaite désormais recentrer ses activités sur les pays de la zone francophone.

B. Education au développement

COMMISSION EUROPÉENNE

1. Actions d'éducation au développement, d'information et de sensibilisation du public européen aux questions de développement ; ligne B7-6000 :

Accessible à
Organisations non gouvernementales, sans but lucratif, des Etats-membres de l'UE

Objet / financements
Actions cofinancées avec les ONG, visant à sensibiliser l'opinion publique européenne aux questions de développement et à encourager la solidarité entre les peuples européens et les peuples des PVD.
Cofinancement à hauteur de 50 % du montant total du projet, avec 15 % d'autofinancement par l'ONG requérante.

Termes de références
Conditions générales pour le cofinancement d'actions de sensibilisation de l'opinion publique aux questions de développement par des organisations non gouvernementales dans la Communauté européenne.

Disponible à Résacoop
Guide 97 des ONG de l'UE / Comité de liaison des ONG de développement de l'UE

Qui contacter ?

  • Plate-forme française du CLONG/UE
    Programme d'appui au Cofinancement
    14 passage Dubail, 75010 Paris.
    Tél : 01 44 72 91 71
    Fax : 01 44 72 92 61
  • Mme Annick Honorez, DG VIII/B/2.
    Tél : (32 2) 299 30 92
    Fax : (32 2) 299 28 47

2. Sensibilisation du public européen au développement (actions destinées aux jeunes/films) :

Accessible à
Projets "jeunes" : Organisations de jeunesse, "petites" associations en priorité
Projets audiovisuels : tout le monde théoriquement

Objet / financements
Promouvoir une meilleure connaissance des problèmes de développement et des politiques de coopération au développement de la Commission européenne.
Projets "jeunes" : le montant du projet ne peut dépasser 15.000 Ecus.
Projets audiovisuels : uniquement films destinés aux télévisions en vue d'une diffusion grand public ; cofinancement.

Termes de références
Documents explicatifs et formulaires de demande

Disponible à Résacoop
Guide 97 des ONG de l'UE / Comité de liaison des ONG de développement de l'UE

Qui contacter ?

  • M. D. David, chef de l'Unité, DG VIII-5.
    Tél : (32 2) 299 98 52
    Fax : (32 2) 299 25 25
  • M. M. Leysen, projets audiovisuels, DG VIII-5.
    Tél : (32 2) 299 30 60
    Fax : id ci-dessus

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

Accessible à
Associations françaises loi 1901, ayant au moins 3 ans d'existence.

Objet / financements
Actions cofinancées avec les ONG, visant à sensibiliser l'opinion publique française aux questions de développement.
Cofinancement à hauteur de 50 % du montant global, avec un apport financier de l'association requérante d'au moins 15 %.
Budget annuel : 10 Millions de FF

Termes de références
En cours d'élaboration

Disponible à Résacoop
Descriptif

Qui contacter ?

Bureau Commun de la Vie Associative,
Secrétariat d'Etat à la Coopération
20 rue Monsieur, 75007 Paris.
Tél : 01 53 69 41 81
Fax : 01 53 69 43 92

Date: 
Samedi, 29 Novembre, 1997
Territoire: 
Amérique Latine