Un centre de formation pour le développement local au Burkina Faso

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interview de Soulaïmane Zoungrana 
étudiant au CIEDEL

Étudiant au CIEDEL* à Lyon d’avril à juin 2017, Soulaïmane Zoungrana a longtemps travaillé au Ministère de la Jeunesse de son pays, le Burkina Faso. Il est actuellement investi dans un projet de création d’un Centre d’études, de recherche et de formation en développement local (CERFODEL) à Ouagadougou. Sa présence en Auvergne-Rhône-Alpes est l’occasion de l’interroger et d’en savoir plus sur cette démarche.

Vous suivez actuellement une formation au CIEDEL** pour vous épauler dans votre projet de création d’un centre de formation au développement local au Burkina Faso. Comment est née cette initiative ?

La création de notre centre de formation s’inspire directement du travail du CIEDEL. Nous sommes actuellement cinq personnes fédérées autour de ce projet, dont deux ayant déjà suivi une formation au CIEDEL dans le passé. Notre objectif est de contribuer à former les acteurs du développement local et les autorités locales (maires, conseillers communaux…) burkinabè pour les accompagner dans la conception de projet afin que le développement local soit une réalité.

Il nous semblait important qu’un ou plusieurs membres de notre équipe puissent se effectuer une formation  au CIEDEL afin de mieux d’offrir les services escomptés. Nous venons d’obtenir la reconnaissance auprès des autorités burkinabè pour ouvrir le centre. Nous espérons accueillir prochainement nos premiers étudiants.

Ce centre de formation est-il une première au Burkina Faso ?

Je ne connais pas d’initiative similaire dans mon pays. Il existe cependant des centres de formation en développement local dans d’autres pays africains, notamment au Togo, au Mali et à Madagascar. Une rencontre des centres de formation africains est actuellement en cours de préparation et nous espérons qu’elle aura lieu au Burkina Faso.

Que vous aura apporté votre passage au CIEDEL ?

Ma formation va nous permettre d’être plus pointus dans notre projet. À mon retour à Ouagadougou, je vais prendre le temps de partager ce que j’ai appris avec les autres personnes investies dans la création du CERFODEL. Nous pourrons ainsi revisiter notre stratégie et notre méthode de management. 

Votre pays a connu plusieurs chamboulements institutionnels ces dernières années (coup d’État, période transition, élections…). Quel sont les impacts pour les différents partenariats et coopérations menés dans le domaine du développement ?

Nous avons eu des frissons pendant les temps de tensions. Mais aujourd’hui nos relations internationales sont bonnes, même si le Nord du pays reste une zone sensible avec la présence de djihadistes au Mali.

La coopération internationale a de beaux jours devant elle, comme le montre notamment la tenue des Assises nationales de la coopération décentralisée du 5 au 7 octobre 2017 à Ouagadougou. Ce rendez-vous sera l’occasion de relancer, d’interpeller et d’impliquer de nombreux acteurs du développement.

* Centre international d’études pour le développement local - www.ciedel.org

**Propos recueillis le 9 juin 2017

 

Consulter la Lettre de RESACOOP sur le thème du Burkina Faso

 

validité de l'information : 
Samedi, 30 Septembre, 2017