Publié le 18/03/2026

Romans International, structure d'éducation populaire basée à Romans-sur-Isère, s'est associée à La Base Nature Vercors, située à Vassieux-en-Vercors, ainsi qu'à l'association marocaine Amuddu, implantée à Taroudant. Ensemble, ces partenaires mènent un projet visant à sensibiliser les jeunes de leurs territoires aux Objectifs de développement durable (ODD), et plus particulièrement à l'ODD n°6 : « Garantir l'accès de tous à l'eau et à l'assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau ».
Ce projet s'articule autour de trois objectifs principaux :

Pour mener à bien cette initiative, Kenza Hamada est venue renforcer les équipes de Romans International et d'Amuddu dans le cadre d'un engagement en service civique. Après six mois d'implication — sa mission s'achevant en juillet 2026 — elle revient sur le projet, les enjeux liés à l'ODD 6, ainsi que sur l'engagement des jeunes… et le sien.
Qu'est-ce qui t'a donné envie de t'engager en service civique sur ce projet autour de l'eau ?
Après mes études en santé-environnement, j'ai traversé une phase de prise de conscience assez intense face aux enjeux écologiques et sanitaires. Cette lucidité a été à la fois stimulante et déstabilisante. Elle m'a donné envie d'agir à mon échelle, de manière plus concrète, et de sortir d'un cadre uniquement théorique. Le service civique m'a offert cette possibilité transformer cette prise de conscience en action, notamment auprès des jeunes, en rendant ces enjeux vivants et accessibles.
Avant de commencer, tu savais quoi des Objectifs de développement durable et de l'ODD6 ?
Je connaissais les ODD de manière générale, notamment dans un cadre académique. Je les percevais surtout comme des objectifs institutionnels une succession un peu abstraitede cibles à atteindre d'ici 2030.
Je savais que l'ODD 6 portait sur l'eau, mais je ne connaissais pas précisément les cibles qu'il recouvre, ni l'ampleur des enjeux qu'il englobe.
Est-ce que tu as découvert des façons différentes de voir ou d'utiliser l'eau selon les territoires ?

Je dirais que j'ai surtout compris que le rapport à l'eau ne dépend pas uniquement de sa quantité disponible sur un territoire, mais de la manière dont les habitants sont concrètement impactés par cette ressource. Lorsque l'eau conditionne l'agriculture, le quotidien ou les conditions de vie, elle devient forcément perçue et utilisée différemment.
Ces derniers mois, comme je prête une attention plus fine à l'eau j'ai aussi remarqué que j'avais plus tendance à la sortir de la dimension environnementale, l'eau possède aussi une portée esthétique et symbolique. Sa présence (ou son absence) façonne profondément les paysages et les cultures.
Selon toi, pourquoi la question de l'eau concerne directement les jeunes aujourd'hui ?
Parce qu'ils n'auront pas le luxe de l'ignorance!
L'eau conditionnera leur alimentation, leurs territoires, leurs équilibres socials. Ils hériteront non seulement des ressources disponibles, mais aussi des décisions ou des absences de décisions prises aujourd'hui.
Les impliquer maintenant c'est leur transmettre le pouvoir de comprendre, d'anticiper et d'agir sur un enjeu qui structurera leur avenir.
Toi, personnellement, est-ce que cette expérience a changé ta façon de consommer ou d'utiliser l'eau ?
Oui, et mon entourage pourrait confirmer que je suis devenue légèrement plus exigeante sur le sujet hahaha. Pas dans une logique de culpabilisation, mais parce que je ne peux plus ignorer ce que je sais. Cette expérience a rendu certains gestes beaucoup plus conscients.
Si tu devais donner un conseil à un ou une jeune qui veut s'engager pour la planète, tu lui dirais quoi ?
Mon conseil serait de choisir un engagement qui nous ressemble.
On ne peut pas défendre toutes les causes à la fois, et vouloir tout porter peut vite devenir décourageant. Trouver un axe qui fait écho à ses valeurs, à ses compétences ou à son histoire permet de s'engager de manière vraiment plus durable et sincère.
Comment est-ce que tu abordes cette question avec les jeunes, avec quels supports et pourquoi ?
J'ai essayé d'adapter mon approche au public que j'avais en face de moi. Je me suis demandé si j'étais à leur place qu'est-ce qui pourrait réellement capter mon attention sur un sujet qui, au premier abord, peut sembler technique ou abstrait ?
J'ai donc conçu un escape game pédagogique dans lequel les jeunes deviennent des agents chargés de résoudre les énigmes laissées par un hydrologue disparu.
Ce format les met en mouvement, les pousse à collaborer, à débattre et à analyser des informations liées à l'eau, tout en me permettant de les accompagner et d'éclairer les notions plus complexes.
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