
Le 2 juillet 2025 s’est tenu le jury de la seconde phase de l’appel à projets Connect for Global Change (CFGC). Réunissant des représentants de l’État, de collectivités, d’associations et d’experts de la coopération internationale, de la jeunesse, de l’enseignement et de l’ECSI, le jury a examiné 30 propositions déposées par des structures de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
À l’issue des délibérations, et compte tenu des résultats de la première phase de l'appel, ce sont au total 21 projets retenus qui bénéficieront d’un soutien pour une mise en œuvre dès l’automne 2025.


ADOS a proposé un projet portant sur les enjeux climatiques liés à la gestion de l'eau, en particulier à la gestion des fleuves. A travers un parcours d'engagement proposé à des jeunes lycéens, étudiants et volontaires en service civique de Drôme-Ardèche, autour de fresques des fleuves Rhône et Sénégal, d'écriture sensible et d'émission radio, les jeunes formuleront une demande politique adressée à leurs élus locaux. Ce parcours permettra aux participants d'explorer les liens complexes entre les ressources en eau et la justice sociale et environnementale, de développer une réflexion critique sur les défis mondiaux liés à la gestion des fleuves et de prendre position face à ces enjeux. L'équipe d'ADOS travaillera avec des acteurs locaux au Sénégal et avec l'association Initiative pour l'avenir pour les Grands Fleuves (IAGF), co-porteuse du projet.

Il s'agit d'un projet de sensibilisation des habitants des Monts du Lyonnais aux enjeux du vivre ensemble et de l'interculturalité, à travers la réalisation de podcast par un groupe de jeunes réfugiés et de jeunes locaux, échangeant, comme point d'entrée, sur leur vision de la famille. L'objectif est de porter ces sujets en milieu rural, territoire moins exposé à ces thématiques, et de déconstruire les préjugés en apportant une meilleure compréhension des réalités dans différents pays et des enjeux liés à la solidarité internationales, dans les écoles et les centres sociaux partenaires du projet. La thématique de la famille sert de fil conducteur pour aborder des enjeux universels tout en déconstruisant les stéréotypes liés aux cultures. En intégrant des discussions sur les relations affectives, le projet promouvra l'égalité femmes-hommes et la lutte contre les discriminations.

Ce projet vise, via l'engagement de certains habitants à sensibiliser d'autres habitants aux ODD et à la citoyenneté mondiale à travers la création d'un média participatif, en valorisant leurs vécus, leurs apports multi-culturels et leurs expertises de ces sujets dans le cadre de leur parcours de vie. L'équipe de la structure, espace de vie social en quartier politique de la ville, sera accompagnée par l'association Entre-Autres (basée dans l'Ain), co-demandeuse du projet, qui capitalisera pour illustrer les réussites, les blocages, les méthodes de travail dans ce contexte très multiculturel de quartiers prioritaires. Ce travail sera présenté à leurs partenaires, notamment à la CAF et à la fédération des centres sociaux pour diffusion plus large dans leur réseau à des fins d'appropriation.

Le projet est mis en œuvre dans une zone rurale, un cœur urbain et dans deux quartiers politique de la ville (QPV), permettant de traiter des dynamiques variées de société, notamment l'égalité femmes-hommes et les discriminations, tout en reliant ces problématiques à l'échelle internationale. A travers un ensemble d'activités alliant actions itinérantes et événements de proximité, SEED et la Maison de l'Apprendre, partenaire du projet, toucheront 4.000 habitants. 96 habitants seront accompagnés dans la création de 8 micro-projets concrets sur les thématiques choisies; Enfin, 4 associations locales d'éducation informelle, relais des habitants, seront appuyés pour accompagner dans la durée les initiatives promouvant l'égalité femmes hommes et la déconstruction des stéréotypes.

Ce projet s'adresse aux animateurs et animatrices professionnelles et volontaires (BAFA, BAFD) que les Francas encadrent en formations initiale ou continue et aux directrices et directeurs d'accueils collectifs de mineurs (ACM – accueil de loisirs, vacances) afin d'améliorer la prévention des comportements sexistes et des éventuelles violences sexuelles entre les jeunes. Il faut noter que ces thématiques sont encore très peu abordées dans les formations. Grâce à la compréhension de différentes situations dans le monde et dans différentes cultures, le projet permettra aux participants de mieux analyser les dynamiques relationnelles filles-garçons dans notre société et leurs liens avec d'autres formes d'inégalités.

Ce projet a pour objectif de permettre à des jeunes ardèchois en situation d’exclusion sociale ou scolaire, de devenir des leaders communautaires engagés capable de sensibiliser sur les objectifs de développement durable, en particulier ceux relatifs à l’égalité entre les sexes et à la réduction des inégalités et des discriminations. Miroir 07 formera les jeunes aux méthodes de l’art collaboratif et du street art, et organisera une mobilité internationale en collaboration avec une association sénégalaise portant des activités similaires, pour enrichir l’expérience des jeunes et leur compréhension des interdépendances mondiales. Les jeunes ainsi formés animeront ensuite leurs propres ateliers dans des organisations du réseau local de l’association Miroir (centres sociaux, accueils de loisirs, écoles, collèges et lycées, autres structures sociales). Ces jeunes mèneront également des activités de communication en ligne, notamment à
travers une capsule vidéo et une galerie d’art 3D en ligne.

Le projet vise à questionner les jeunes citoyens, futurs professionnels et décideurs aux réalités humaines de la pauvreté, du sans-abrisme et la migration. Il cible les étudiants de grandes écoles (Science Po Lyon, Université Catholique de Lyon, EM Lyon et Burgundy School of Business) avec pour ambition, à travers 7 modules de travail et une pédagogie itérative, immersive et participative, de fournir une connaissance approfondie des causes systémiques de la pauvreté et de la migration, changeant ainsi les perceptions, et d’encourager les formes individuelles et collectives d’action via des expériences concrètes et centrées sur l'humain.

Dans une localité rurale marquée par une précarité importante de certains groupes, le projet vise à sensibiliser et engager les citoyens et citoyennes autour des questions de souveraineté alimentaire et du droit pour tous à accéder à une nourriture saine et locale. En prolongement de plusieurs expérimentations réussies menées en 2023 et 2024 (création de jardins partagés et d’un restaurant solidaire), les activités de sensibilisation prévue avec la mobilisation d’associations et d’experts travaillant sur le sujet, y compris aux suds, permettront aux participants de mieux saisir les enjeux liés à l’alimentation, ici et la-bas (semences, accès à l’eau, protection des ressources naturelles, adaptation au changement climatique et agroécologie, santé via l’apport nutritionnel). Le lien social entre producteurs et consommateurs au niveau local s’en trouvera renforcé.
L’engagement des habitants suscité au niveau local par ce projet constituera un tremplin pour la mise en place d’un fonds local de sécurité sociale pour l'alimentation afin de permettre aux
personnes les plus précaires d'accéder à des aliments durables tout en s'impliquant dans l'organisation d'actions d'information et de sensibilisation autour des questions alimentaires.

Ce projet vise à autonomiser les jeunes du territoire en sensibilisant et en renforçant leurs compétences autour des questions de justice sociale et d'interdépendance mondiale, en se posant la question de l'accès aux droits fondamentaux. Utilisant des méthodes participatives (jeux, interviews, échanges interculturels, activités créatives), les partenaires amèneront les jeunes à explorer des thèmes enracinés dans leurs expériences quotidiennes puis co-développer des outils pédagogiques pour engager et informer, à leur tour, leurs pairs. Dans cette perspective, ils seront formés à des techiques de communication (outils radio, éloquence, outil d’éducation populaire). Chaque groupe de jeunes se concentrera sur un sujet spécifique (migration, handicap, inégalités sociales) :
Tous les produits feront partie d'une exposition éducative mobile, partagée à travers les réseaux pour promouvoir l'engagement des jeunes, l'inclusion sociale et la citoyenneté mondiale.

Le projet vise à répondre au défis de la déforestation (perte de biodiversité, impacts sur les vies humaines et les communautés, dégradation de la qualité de l'air) en mettant l'accent sur les bonnes pratiques développées dans les pays ouest africains , comme l'agroforesterie, et localement dans notre région comme la plantation de haies. A travers des projections-débats, des enquêtes sur les réalités et les mobilisations locales autour des arbres, des activités sensorielles et pratiques, la promotion d'une alimentation sans déforestation dans les restaurants scolaires, la participation à la construction d'outils éducatifs, les élèves du secondaire, leurs enseignants, les acteurs associatifs seront sensibilisées sur la thématique. Un groupe de personnes plus engagées ira plus loin dans l’échange avec les acteurs du territoire et avec de jeunes d'Afrique de l'Ouest. L’idée est de lancer une dynamique collective d’échanges entre différents partenaires au nord et au sud, de participer à la construction de supports pédagogiques réplicables dans différents cadres, notamment scolaires (Lycées agricoles, Lycées
professionnels, Lycées enseignement général).

Le projet vise à permettre aux enseignants des classes élémentaires de Lyon, Vaulx-en-Velin et Villeurbanne de sensibiliser leurs élèves aux objectifs de développement durable et leur permettre d’agir par le biais d'actions locales concrètes (compréhension des enjeux mondiaux, planification et mise en œuvre de projets locaux, travail collaboratif). A travers une thématique choisie par chaque classe, les élèves suivront un parcours structuré composé de plusieurs ateliers, dont une rencontre avec un expert inspirant et des échanges
interculturels avec des jeunes des Suds.

Le projet a pour objectif de sensibiliser 270 jeunes du territoire dromois à la question de l'accès inégal à l'eau et au lien entre ce problème et des dynamiques plus larges et globales, pour favoriser leur engagement à long terme. Le projet ciblera notamment des jeunes en filière professionnelle, pouvant se sentir moins concernés ou en faible capacité d’agir face à ces enjeux mondiaux Le projet s’appuie sur l’expression artistique (réalisation d’une série photographique), la création de média (capsules vidéo et podcasts) et l’échange interculturel (association marocaine) dans une perspective d’apprentissage mutuel. La création d’une junior association sera encouragée à la fin du projet, pour que les jeunes les plus investis concrétisent un continuum à leur engagement.

Le projet vise à informer et impliquer progressivement les jeunes de la région de Grenoble, notamment des jeunes en parcours universitaires, sur les conséquences mondiales des conflits armés sur la jeunesse, avec un accent particulier sur l’Ukraine et le Liban. Il répond à la sous-information ou la méconnaissance sur la façon d'agir en tant que citoyen. Grâce à un parcours structuré d’activités, le projet permet aux jeunes de développer leur connaissance et leur esprit critique sur les notions de justice mondiale, de solidarité, de droits humains et de droits de l'enfant, et de se considérer comme des acteurs de la solidarité et de la paix. Les activités comprennent des ateliers médias, la création et le test d’une « fresque » éducative
interactive (boîte à outils visuelle), des événements publics (projection de film, conférence participative, exposition de photo) pour ouvrir des espaces de réflexion et de dialogue, alimentés par des associations en lien avec le Liban et l’Ukraine.

Le projet s’attaque au fléau de la fast fashion et vise à :

Le projet vise à informer et impliquer progressivement les jeunes de la région de Grenoble, notamment des jeunes en parcours universitaires, sur les conséquences mondiales des conflits armés sur la jeunesse, avec un accent particulier sur l’Ukraine et le Liban. Il répond à la sous-information ou la méconnaissance sur la façon d'agir en tant que citoyen. Grâce à un parcours structuré d’activités, le projet permet aux jeunes de développer leur connaissance et leur esprit critique sur les notions de justice mondiale, de solidarité, de droits humains et de droits de l'enfant, et de se considérer comme des acteurs de la solidarité et de la paix. Les activités comprennent des ateliers médias, la création et le test d’une « fresque » éducative
interactive (boîte à outils visuelle), des événements publics (projection de film, conférence participative, exposition de photo) pour ouvrir des espaces de réflexion et de dialogue, alimentés par des associations en lien avec le Liban et l’Ukraine.

Ce projet vise à améliorer la compréhension des enjeux mondiaux et à développer l’esprit critique et l’engagement citoyen de personnes âgées de 25 à 55 ans se trouvant dans une situation précaire ou sans emploi dans la Drôme. Grâce à des ateliers participatifs et à trois journées de formation thématiques, les participants exploreront les dimensions systémiques et historiques de certains défis mondiaux. La démarche collective aidera les participants à surmonter l’isolement social et renforcer leur confiance en eux, des éléments cruciaux pour amener des personnes précaires ou en difficulté vis à vis de l'emploi à s’engager davantage. Après la formation, les participants bénéficieront d’un soutien personnalisé pour se connecter avec des
structures locales et lancer des projets personnels.



Grenoble (38)
Le projet concernera les 300 membres des clubs CIGALES de la région Auvergne-Rhône-Alpes, à savoir des investisseurs citoyens qui soutiennent collectivement des projets locaux à forte valeur sociale et environnementale. Ces membres, malgré leur engagement, n’ont pas toujours une compréhension fine des impacts du système financier international au niveau global (inégalités, climat, discriminations…). Le projet cherche à rapprocher la logique des financements locaux solidaires d’une vision plus globale, en faveur d’une justice mondiale.
Il contribuera à la création d’un module de formation sur les impacts globaux de la finance, annuellement reproductible. Ce projet permettra aussi d'inclure cette dimension dans le travail d'information grand public et dans les interventions de sensibilisation dans les universités, qui touchent chaque année entre 100 et 200 étudiants.

Le projet vise à sensibiliser des élèves du secondaire sur les conséquences du changement climatique : sècheresse, inondations et autres événements climatiques extrêmes vécus au Nord comme au Sud, ainsi que leurs impacts sur la production agricole et sur les ressources en eau. Les pistes de solutions aborderont la transformation des modes de production et de consommation à travers des techniques durables, bio et agroécologique. Une mise en perspective plus globale permettra aux élèves de comprendre les impacts du changement climatique en lien avec les inégalités sociales et économiques Nord-Sud, ou à l’intérieur de chaque pays et d’aborder la notion de “justice climatique”. Il s’agit également de comprendre les enjeux des négociations internationales, les actions nécessaires de la part des gouvernements et d’identifier les espaces et les moyens permettant aux citoyens, dont les jeunes, d’agir et d’influer sur les décisions. A travers une collaboration avec le Burkina Faso, une BD support de sensibilisation sera créée, ainsi que d’autres outils afin que les classes concernées puissent sensibiliser à leur tour leurs pairs à l’intérieur et à l’extérieur de leur établissement (plus de 1000 élèves ciblés).

Visant à améliorer la compréhension fine des citoyens en faveur d’une alimentation saine, respectueuse de l'environnement et de l'humain au niveau de deux intercommunalités et plus largement sur le département de l'Allier, le projet vise à élever la compétence des structures locales agissant avec le grand public (jeunes et personnes éloignées de la thématique) afin qu'elles puissent développer des actions de sensibilisation. L'objectif est qu’elles puissent mieux s’approprier et transmettre ces enjeux, adapter leurs pratiques professionnelles pour intégrer ces thématiques (ateliers, accompagnement, actions concrètes dans leurs structures), et encourager la participation active des publics qu'elles accompagnent.
Au travers des modules de formation et des lien avec des structures aux Suds, se constituera une communauté apprenante, puis un réseau actif pouvant contribuer aux politiques locales au delà du projet.

Le projet aborde la mobilité comme un enjeu territorial majeur entravant l'accès aux services essentiels (éducation, soins de santé, emploi, culture) pour les personnes les plus vulnérables (en particulier les jeunes et les femmes) du fait de longues distances et souvent d’options de transport limitées ou désorganisées. A travers un parcours d'engagement pour des jeunes et les élus locaux, il vise à changer les perceptions et à favoriser des réponses politiques collectives, notamment les politiques locales de mobilité, en reliant les défis locaux aux inégalités mondiales (par le biais de partenariats avec des associations en Thaïlande et au Sénégal), et en mettant en évidence l'impact disproportionné des inégalités de mobilité et du changement climatique sur les communautés les plus vulnérables dans le monde entier.
Les élus de la communauté de communes Entr'Allier Besbre et Loire, rencontrés en amont du projet (création de la commission mobilité de la collectivité) seront intégrés au parcours à travers les ateliers immersifs, le festival de restitution “Bougeons les lignes!” et les temps d'échange autour du plaidoyer. Leurs retours et leur participation permettront d'ancrer politiquement les résultats du projet, notamment dans les politiques locales de mobilité.



Lyon (69), Grenoble (38),
Saint-Etienne (42), ClermontFerrand (63)
L’objectif du projet est de promouvoir l'inclusion et la solidarité envers les nouveaux arrivants sur le territoire français, dans quatre villes universitaires : Lyon, Grenoble, Saint-Étienne et Clermont-Ferrand. Structuré autour d'un parcours d'engagement progressif qui débute par la mobilisation de l'université et des partenaires locaux, puis par l'organisation d'ateliers participatifs appelés Fresques de la Migration, les participants explorent les causes et les réalités de la migration. La possibilité est donnée à chaque participant de s’engager auprès d’associations locales au terme du parcours ou de se former à l’animation de la fresque.
Le groupement d’intérêt public RESACOOP est le réseau Auvergne-Rhône-Alpes d’appui à la coopération et à la solidarité internationale.
Ses activités s’articulent autour de ses 5 missions principales : Observatoire, information, accompagnement, mise en réseau et éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale.
RESACOOP – Groupement d\’intérêt public
Site Lyon (siège)
Campus UCLY – 10 place des Archives – 69288 Lyon cedex 02
Tel. : 04 72 77 87 67 – information@resacoop.org
Site Clermont-Ferrand
Hôtel de Région – 59 boulevard Léon Jouhaux – 63050 Clermont-Ferrand
Notre standard est accessible du lundi au vendredi de 10h à 12h30 et de 14h00 à 16h00.
Nos locaux sont accessibles sur rendez-vous uniquement.
Notre équipe peut-être contactée à tout moment par courriel soit via les boutons ci-dessous, soit par mail à information@resacoop.org.






