Publié le 23/10/2026

Au mois d’août dernier s’est tenue pendant deux semaines à Oulan-Bator, en Mongolie, la dix-septième Conférence des Parties de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, adoptée le 17 juin 1994 à la suite du « sommet de la Terre de Rio » en 1992. Pour faire court : la COP 17 contre la désertification.
Que se cache-t-il derrière ces grandes conférences internationales souvent décriées ? Pourquoi des délégations fournies, en provenance de la majorité des Etats du monde, et composées de représentants de gouvernements, de collectivités territoriales, d’ONG, d’entreprises, y participent-elles ? Quels liens avec les préoccupations des acteurs de nos territoires ?
Nous avons profité de la participation à cette COP 17 de deux membres de RESACOOP – le Conseil départemental de l’Allier et l’association Agronomes et Vétérinaires sans frontières (AVSF) – pour leur demander de nous éclairer sur le fonctionnement de ces grands rassemblements, et de l’intérêt, pour des acteurs régionaux, d’y participer. Ce mois-ci, le Département de l’Allier partage son récit de sa première participation à une COP. Le mois prochain AVSF nous éclairera sur les enjeux de fond de cette COP 17.
Place donc à Christophe de Contenson, conseiller départemental de l’Allier délégué au monde combattant, à la mémoire, à la coopération internationale et à l’action du Conseil départemental en faveur des exilés ukrainiens, et Véronique Hérupé, chargée de coopération au Département.
Bien que le terme « COP » ait acquis depuis la fin des années 2000 une notoriété croissante avec une couverture médiatique plus fournie, quoiqu’irrégulière, il n’est pas certain que le sens et l’origine du mot soient connus du plus grand nombre. En effet comment faire le lien entre la COP 21, qui s’était tenue en 2015 en France et avait abouti à l’adoption du fameux accord de Paris, et la COP 17 en 2026 à Oulan-Bator ?
L’histoire des COP démarre en 1972 en Suède, à Stockholm, lorsque se réunit pour la première fois la Conférence des Nations unies sur l’environnement humain (CNUEH), marquant la reconnaissance des enjeux environnementaux en tant que préoccupation internationale prioritaire. C’est lors de cette conférence que sera notamment créé le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), et que les Etats décident de se réunir tous les dix ans pour faire le point sur l’état de la planète. Malheureusement, en 1982, la 2ème conférence, organisée au Kenya à Nairobi, est marquée par la guerre froide et le désintérêt des Etats-Unis, et se solde par un échec.
La 3° rencontre internationale, organisée en 1992 à Rio de Janeiro au Brésil, constitue à l’inverse un point d’inflexion significatif de la dynamique de coopération internationale sur les enjeux environnementaux. C’est à partir de cette édition que la CNUEH, désormais dénommée Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement (CNUED), prend le nom de Sommet de la Terre. Au cours de la rencontre, marquée par une très forte participation de la communauté internationale et des représentants de la société civile du monde entier, plusieurs accords sont signés : la Déclaration de Rio, l’Agenda 21 et 3 conventions sur l’environnement, à l’origine des COP : la Convention sur la diversité biologique (CDB) ; la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), et la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD).
Afin de garantir l’atteinte de leurs objectifs, les trois conventions se dotent de conférences internationales devant rassembler régulièrement les parties prenantes ou Etats signataires : c’est ce qu’on appelle les Conférences des Parties, dont la formulation en langue anglaise (Conference of Parties) est à l’origine du vocable COP.
Ainsi chacune des trois conventions donne lieu à des COP, qui se réunissent annuellement (c’est le cas de la COP sur le climat) ou tous les deux ans (COP biodiversité et COP désertification).

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