Publié le 16/04/2026
Cet article s'inscrit dans un dossier consacré aux dispositifs « Fonds Eau »” portés par les collectivités d'Auvergne-Rhône-Alpes. Les « Fonds Eau » constituent un levier mobilisé par plusieurs collectivités territoriales pour soutenir des projets d'accès à l'eau et à l'assainissement à l'international.

Difficile de ne pas citer la Métropole de Lyon lorsqu'on évoque la loi Oudin Santini et les « fonds eau », dont celle-ci a, entre autres, permis l'émergence et la mise en place progressive en France d'actions de solidarité internationale dans le domaine de l'accès à l'eau et à l'assainissement.
Et pourtant c'est dès l'année 2003, soit deux ans avant l'adoption de cette loi fondatrice, qu'un premier dispositif financier voit le jour au sein de la Communauté urbaine de Lyon, plus connue sous le nom de Grand Lyon. Cette année-là, une première délibération est adoptée, basée sur un partenariat public privé associant le Grand Lyon au gestionnaire délégué à l'eau potable, la Compagnie générale des eaux (CGE), sur la base de la renégociation du contrat d'affermage liant les deux institutions, et portant notamment la création d'un fonds pour « apporter aux pays du Sud une aide régulière au développement durable dans le domaine de l'eau ».
Cette délibération s'inscrit alors dans une trajectoire forte d'engagement du Grand Lyon en faveur du développement durable, déjà longue de plus de dix ans et qui se structure progressivement dans différents champs de l'action de la collectivité. Par exemple :
* L'Agenda 21 est un programme d'actions ratifié par plus de 170 pays au Sommet de la Terre de Rio en 1992. Il se décline en France à l'échelle des collectivités locales – Régions, Départements, communes et intercommunalités – en réponse au texte final « Du penser global à l'agir local » qui incitait les collectivités à élaborer des « Agendas 21 locaux ». En 2015, l'Agenda 2030 succède à l'Agenda 21 pour appliquer les objectifs de développement durable (ODD) qui remplacent les objectifs du millénaire pour le développement (OMD). (source : Géoconfluences)
En 2005, l'adoption au niveau national de la loi Oudin Santini permet de consolider le dispositif : une seconde délibération institue le fonds eau du Grand Lyon et précise l'engagement de la collectivité en matière de solidarité internationale dans le champ de l'accès à l'eau et à l'assainissement, fixé à hauteur de 0,4 % des budgets eau et assainissement. Cet engagement a vocation à abonder le fonds eau, mais aussi à développer des actions de coopération décentralisée portées par la collectivité dans ces domaines. Ceci aboutira en 2006 au lancement d'une coopération emblématique et exemplaire entre le Grand Lyon et la région malgache de Haute Matsiatra.

L'adhésion de l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée Corse au dispositif en 2007, puis celle de la Lyonnaise des eaux en 2010, ont contribué à consolider financièrement le fonds de solidarité et de développement durable pour l'eau du Grand Lyon, aujourd'hui l'un des plus importants de France. Depuis 2023, le Fonds est composé de 3 partenaires : la Métropole de Lyon, la régie Eau du Grand Lyon et l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée Corse. Il a attribué en 2025 plus de 1,2 millions d'euros de soutien aux initiatives portées par des acteurs associatifs français avec leurs partenaires des 22 pays éligibles, soit 800 000 euros via la collectivité et Eau du Grand Lyon et 470 000 euros apportés par l'Agence de l'Eau.
Au total, depuis sa création le Fonds eau de la Métropole de Lyon a soutenu la réalisation de plus de 400 projets à travers l'apport d'une contribution financière de 21,5 millions d'euros, facilitant l'accès à l'eau potable et à l'assainissement de près de 4 millions de personnes dans le monde.
Un succès qui s'explique notamment par une structuration rigoureuse et transparente du fonds, depuis le processus de sélection des initiatives proposées jusqu'à l'évaluation des projets sur le terrain. La qualité de la démarche s'appuie en outre sur la mobilisation de l'expertise des agents de la collectivité et d'Eau du Grand Lyon, avec le soutien du programme Solidarité-Eau (pS-Eau), à chacune de ces étapes.
Au-delà du financement, le Fonds eau propose également un accompagnement technique avec la tenue, en partenariat avec le pS-Eau, d'un atelier d'échanges annuel proposé à l'ensemble de la communauté des porteurs de projets du Fonds, opportunité d'échanges d'expériences, de mise en réseau, et d'approfondissement d'une thématique technique renouvelée chaque année.
Un dispositif exemplaire également valorisé chaque année à l'occasion des rencontres techniques des collectivités du bassin Rhône Méditerranée disposant d'un fonds eau.
RESACOOP se fera l'écho de l'évolution de ce dispositif.
En 2023, la Métropole a décidé de créer un fonds déchets, en vertu de la loi « 1% déchets » de 2014. Ce dispositif, destiné à soutenir des projets de solidarité internationale dans le domaine de la gestion des déchets ménagers, est reconduit pour la troisième fois en 2026.
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